Zelda Williams, réalisatrice et scénariste, a vivement réagi sur X (anciennement Twitter) à la diffusion d'une prétendue « vidéo privée » mettant en scène son père, l'acteur Robin Williams, abordant des théories du complot. Elle affirme que cette séquence a été « clairement » générée par intelligence artificielle, et la juge peu convaincante, la voix lui paraissant « robotique et affreuse ».
Une vidéo qualifiée de « clairement » générée par IA
Dans son message publié le 21 septembre 2026, Zelda Williams a écrit : « Cette prétendue “vidéo privée” de papa que l'on m'a montrée, où il parle de complots, est clairement de l'IA, et même pas une IA convaincante. Quiconque se prétend fan et la croit a visiblement écouté ses films en sourdine, car cette voix est robotique et affreuse. »
Sa colère vise à la fois les internautes qui relaient la vidéo et son créateur. Elle a ajouté : « Laissez-le en dehors de vos délires de merde et laissez-le reposer en paix. »
Une manipulation médiatique dénoncée
Zelda Williams a également retourné l'argument de la manipulation médiatique contre l'auteur du montage : « Si vous ne pouvez pas défendre votre cause sans faire appel à un homme décédé pour la rendre plus convaincante, alors dites-moi : qui est-ce qui manipule actuellement l'opinion publique par le biais des médias ? »
Ce n'est pas la première fois que la famille Williams est confrontée à ce type de détournement. Un an auparavant, Zelda Williams avait déjà supplié les internautes de cesser de lui envoyer des vidéos de son père générées par IA, comme le rapporte Variety. Elle insistait alors : « Ce n'est PAS ce qu'il aurait voulu. »
Un combat contre l'exploitation de l'image de Robin Williams
Cette fois, elle rappelle que la disparition de l'acteur ne l'a pas transformé en « marionnette » disponible pour n'importe quel discours et invite les responsables à avoir « honte ».
Le mois dernier, Zelda Williams et ses frères Zak et Cody ont réactivé le compte Instagram de Robin Williams afin de lutter contre l'exploitation de sa voix et de son image. L'acteur, disparu en 2014, est en effet devenu une cible récurrente de ce type de détournements numériques.