Sous les voûtes du sous-sol du Collège des Bernardins où il nous reçoit, Brendan McGuire remplit tout l'espace. Colosse aux yeux azur, brillants, presque enfiévrés, la paume des mains, larges, ouverte. Ce prêtre catholique irlandais, spécialiste de cybersécurité, installé depuis une vingtaine d'années dans la Silicon Valley, est l'un des artisans de la pensée du Vatican sur l'intelligence artificielle. Fin 2025, à la demande des fondateurs d'Anthropic, il a coécrit le code moral de Claude, les grands principes qui encadrent l'IA.
Un parcours hors du commun
Brendan McGuire n'est pas un prêtre ordinaire. Ordonné dans les années 2000, il a rapidement combiné sa foi avec une passion pour la technologie. Après des études en informatique et en théologie, il s'est installé dans la Silicon Valley, où il a travaillé comme consultant en cybersécurité pour de grandes entreprises. Sa double compétence l'a amené à collaborer avec le Vatican sur les questions éthiques liées à l'intelligence artificielle.
Une contribution majeure à l'éthique de l'IA
En 2025, les fondateurs d'Anthropic, une entreprise spécialisée dans la recherche en IA, ont sollicité Brendan McGuire pour participer à la rédaction du code moral de Claude, leur modèle de langage. Ce code vise à garantir que l'IA respecte des principes éthiques fondamentaux, tels que la transparence, la responsabilité et le respect de la dignité humaine. McGuire a apporté sa vision chrétienne, insistant sur l'importance de la dignité humaine et de la solidarité.
Son travail a été salué par le Vatican, qui voit en lui un pont entre la foi et la technologie. Pour McGuire, l'IA ne doit pas être une menace, mais un outil au service de l'humanité. Il plaide pour une régulation éthique forte et une collaboration entre les acteurs religieux et technologiques.
Cette initiative s'inscrit dans une démarche plus large du Vatican, qui a lancé plusieurs groupes de travail sur l'IA. Brendan McGuire espère que son exemple inspirera d'autres religieux à s'engager dans le domaine de la technologie.



