Le roman C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, a-t-il été écrit avec l’aide d’une intelligence artificielle ? Interrogé par Le Monde, dans un article publié ce vendredi, Max Spero, cofondateur de Pangram Labs, estime que les résultats obtenus avec son logiciel de détection laissent très peu de place au doute. « Ça ne peut pas être une coïncidence », affirme-t-il au quotidien.
Une probabilité de 95 % selon le logiciel Pangram
Max Spero a soumis l’intégralité du livre au logiciel Pangram. Résultat : l’outil évalue à 95 % la probabilité d’un recours à l’IA générative dans la conception du texte. La polémique avait éclaté après la publication sur X, par le compte « Balance ton Claude », d’analyses de plusieurs passages affichant des probabilités atteignant 100 %. Thélyson Orélien réfute ces accusations.
Une marge d’erreur reconnue
Le quotidien rappelle toutefois que les détecteurs d’IA ne délivrent pas une preuve absolue. Pangram revendique un taux de faux positifs très faible, tandis que Max Spero reconnaît qu’une analyse statistique conserve nécessairement une marge d’incertitude. Des études universitaires publiées en 2025 avaient relevé des taux d’erreurs plus élevés, résultats que l’entreprise juge désormais dépassés après l’évolution de son logiciel.
Pangram, un outil en plein essor
Créé en 2023, Pangram gagne du terrain dans l’enseignement, l’édition et sur les plateformes numériques. En août, 222.000 personnes dans le monde avaient utilisé le logiciel pour rechercher la présence d’IA dans des textes, selon Le Monde. Cette affaire illustre les défis posés par l’IA générative dans le domaine de la création littéraire, où la frontière entre assistance technique et écriture automatisée reste difficile à tracer.