Google a notamment présenté comment il entend achever la transformation de sa célèbre barre de recherche en un assistant d'intelligence artificielle (IA) quasi-autonome. Réserver un restaurant, surveiller l'actualité ou contacter un artisan à votre place : le géant américain a exposé mardi comment il entend achever la transformation de sa célèbre barre de recherche en un assistant d'intelligence artificielle (IA) quasi-autonome, baptisé Gemini Spark. Ce futur agent IA personnel sera disponible la semaine prochaine aux États-Unis pour les abonnés haut de gamme, à partir de 100 dollars par mois.
La fin du clic ?
Le célèbre moteur de recherche lui-même devrait bientôt être équipé cet été, aux États-Unis, d'agents IA actifs en continu. Sans avoir besoin de laisser son ordinateur allumé, ils pourront réserver une table ou contacter des commerçants pour les utilisateurs, tandis que des fonctions plus avancées de surveillance de l'actualité seront réservées aux abonnés haut de gamme. Le groupe a aussi dévoilé un projet de « panier de courses universel », conçu pour rassembler les achats de l'internaute sur l'ensemble de ses plateformes – recherche, Gemini, YouTube ou Gmail – en détectant les meilleures offres. Le déploiement est également prévu cet été pour les utilisateurs aux États-Unis.
Ces nouvelles capacités du numéro 1 de la recherche sur internet, qui limitent encore plus la navigation des internautes hors de l'écosystème Google, risquent toutefois d'alimenter les craintes des médias en ligne, qui voient leur audience et leurs revenus publicitaires diminuer. Sans compter que, condamné pour son monopole dans la recherche en ligne à l'été 2024, Google risque toujours de voir son empire en partie démantelé par la justice américaine.
Gemini 3.5
En attendant, pour soutenir ses ambitions face à Anthropic et OpenAI, Google a déployé mardi la nouvelle version de son modèle d'IA, Gemini 3.5 Flash. Il le présente comme « quatre fois plus rapide » que les modèles de pointe de ses concurrents (Claude Opus et ChatGPT 5.5) avec des performances à peu près équivalentes. Ce modèle devient celui par défaut, tandis que la version plus puissante, Gemini 3.5 Pro, est attendue le mois prochain.
Lunettes connectées
Google a également dévoilé le design de ses premières lunettes connectées grand public, annoncées pour cet automne et destinées à concurrencer Meta sur un marché qu'il avait lui-même tenté d'ouvrir il y a plus de dix ans, sans succès. Dotées d'un microphone, d'une caméra et d'un haut-parleur discret, ces « lunettes audio » – comme les qualifie pour l'heure Google faute d'écran intégré dans le verre – permettront de passer des appels, d'écouter de la musique, de prendre des photos ou de converser avec l'assistant IA Gemini. Le groupe, qui n'a pas donné de date de sortie exacte ni d'indication de prix, a présenté deux collections : l'une signée de l'Américain Warby Parker, l'autre du designer sud-coréen Gentle Monster. Samsung assure le développement technique. Ces lunettes seront compatibles avec les téléphones Android et Apple.
Google travaille également sur des lunettes avec écran intégré, comme dans le dernier modèle commercialisé par Meta depuis l'automne 2025.



