Dans le petit village de Combret, en Aveyron, l'entreprise MD Micro Electronics, fondée par l'ingénieur Michel Delmas, conçoit des écrans qui fonctionnent à la lumière du jour, une innovation qui pourrait bouleverser le secteur technologique. Installée dans l'ancienne fabrique de pinceaux Malige, la société emploie trois ingénieurs et développe des cartes électroniques pour des clients étrangers, notamment chinois, tout en travaillant sur un concept d'écran écoénergétique.
Un concept basé sur la lumière du soleil
Michel Delmas, qui a travaillé chez Motorola avant de revenir dans sa région natale, explique que les écrans traditionnels utilisent en moyenne 2 millions de LED, ce qui consomme énormément d'électricité. « Notre objectif est de concevoir des écrans moins énergivores. Nous avons abordé le problème autrement en utilisant la lumière du jour qui va être réfléchie pour des panneaux utilisés en journée », déclare-t-il. Le concept repose sur des liquides colorés qui remplacent les LED, l'énergie électrique étant remplacée par la lumière solaire.
Un partenariat avec la Chine
Un partenariat avec une entreprise chinoise vise à développer une solution intermédiaire pour pénétrer le marché des panneaux d'information, notamment pour les magasins. Cette approche permet de ne consommer de l'électricité que lorsque l'information change, éliminant la pollution lumineuse nocturne. De plus, l'entreprise utilise des matériaux recyclables et économise l'eau, car la fabrication d'une LED nécessite environ un litre d'eau.
Des défis logistiques
L'isolement géographique du village n'est pas un obstacle majeur, selon Delmas, qui ne mentionne que « quelques retards de livraison ». Cependant, il souligne la rareté conjoncturelle des composants pour les cartes électroniques, due au développement de l'intelligence artificielle, un problème qui touche tout le secteur. Malgré cela, l'entreprise compte sur ses innovations en microfluidique pour attirer de nouveaux clients sur le marché des très grands écrans.



