VivaTech fête dix ans de start-up Nation avec un dernier tour de piste de Macron
VivaTech : dix ans de start-up Nation avec Macron

Le teint est frais, le cheveu encore épais et les joues pleines. On est le 15 juin 2017 au salon VivaTech, porte de Versailles à Paris, et Emmanuel Macron, président de la République fraîchement élu, s’adresse à un parterre de convaincus. C’est la deuxième édition de l’événement européen dédié aux technologies, sorte de mini-équivalent français de la grand-messe américaine, le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas. Et l’ancien ministre de l’Économie est venu prendre ici un bain de foule régénérant en faisant mine de reconnaître les patrons de start-up. Car, oui, Macron est chez lui à VivaTech et il le fait savoir.

« Aujourd’hui, la France est en train de devenir la nation des start-up et elle doit réussir ce pari », scande au micro le héraut de la French Tech. Et le chef de l’État de déclamer, en anglais, « pour le reste du monde » : « I want France to be a start-up nation ! » La formule, reprise en boucle par Bloomberg, fait mouche. Et le jeune président est désormais vu comme celui qui va libérer l’innovation, décloisonner les mondes de la recherche et de l’entrepreneuriat, ouvrir les grands groupes aux jeunes pousses, voire abolir les frontières pour les talents…

Un salon devenu incontournable

Dix ans plus tard, VivaTech s’est imposé comme le premier rendez-vous européen des technologies et de l’innovation. Le salon ouvre ses portes ce mercredi à la porte de Versailles pour une édition anniversaire. Emmanuel Macron, fidèle au poste, effectue son dernier tour de piste présidentiel. L’occasion de dresser un bilan de la politique start-up Nation.

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Des chiffres en progrès

Depuis 2017, le nombre de start-up françaises a bondi, les levées de fonds ont explosé et la French Tech rayonne à l’international. Des licornes sont nées, comme Doctolib, Back Market ou Qonto. Le président peut se targuer d’avoir créé un écosystème favorable, avec des dispositifs comme le crédit d’impôt recherche, la simplification administrative ou le French Tech Visa.

Des ombres au tableau

Pourtant, le pari n’est pas totalement gagné. Les difficultés persistent : financement des start-up en phase d’amorçage, manque de talents, concurrence internationale féroce. Certains dénoncent une politique trop élitiste, oubliant les territoires et les petites structures. La récente crise des techs a aussi fragilisé le secteur.

Alors, pari réussi ? Le débat reste ouvert. Mais une chose est sûre : VivaTech est devenu le symbole de cette ambition française, et Macron en restera l’artisan. Le salon fermera ses portes samedi, après quatre jours de festivités et de networking.

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