La mission spatiale SMILE (Solar wind Magnetosphere Ionosphere Link Explorer), qui a pour objectif d'observer les vents solaires frappant le champ magnétique terrestre, décollera le 19 mai du centre spatial de Kourou en Guyane, a annoncé vendredi l'Agence spatiale européenne (ESA).
Un lancement reporté pour cause technique
Le lanceur léger Vega-C de l'ESA devait initialement décoller le 9 avril avec à son bord le satellite SMILE, fruit d'une collaboration entre l'ESA et l'Académie chinoise des sciences (ACS). Cependant, le lancement a été reporté en raison d'un problème technique survenu sur la chaîne de production d'un composant du sous-système après l'intégration du lanceur VV29, selon Avio, l'entreprise aérospatiale italienne maître d'œuvre du programme spatial Vega. Le nouveau décollage est programmé pour le 19 mai à 00h52 locales (03h52 GMT, 05h52 à Paris).
Comprendre les vents solaires
Les vents solaires prennent naissance lors des éjections de masse coronale (CME) à la surface du Soleil. Ces éjections de plasma génèrent des flux de particules qui se propagent jusqu'à la Terre à une vitesse pouvant atteindre deux millions de kilomètres par heure. Au contact du champ magnétique terrestre, qui agit comme un bouclier, ces flux sont en grande partie détournés. Cependant, des particules chargées pénètrent tout de même dans notre atmosphère et interagissent avec les particules atmosphériques, produisant le phénomène des aurores boréales.
Les risques des tempêtes solaires
Lorsque ces vents sont particulièrement intenses, ils peuvent provoquer des tempêtes solaires, représentant un danger pour les satellites et autres installations en orbite, comme la Station spatiale internationale (ISS). Ils perturbent également nos systèmes de télécommunications. Mieux comprendre et modéliser cette météo spatiale constitue donc un enjeu crucial pour la sécurité de ces infrastructures, ainsi qu'un objectif scientifique majeur.



