C'est dans le hall du Lirmm (Laboratoire d'information robotique et microélectronique), sur le campus Saint-Priest à Montpellier, que le robot HRP-4 a effectué ses premiers pas, hier. Ce concentré de technologie, à l'apparence vaguement humaine, a été conçu pour « mieux interagir avec l'homme et être accepté par lui », a expliqué le chef de projet, Abderahmane Keddar.
Un projet de recherche ambitieux
Le Lirmm s'est associé au CNRS et à l'université Montpellier II dans un programme de recherche de 300 000 €. L'objectif est d'équiper ce robot d'une intelligence artificielle afin que ses successeurs puissent, d'ici dix ans, être envoyés sur des lieux risqués ou de catastrophes naturelles à la place de l'homme.
Financement public
Ces 300 000 € ont été versés par l'État dans le cadre des investissements d'avenir. Le 22 janvier dernier, Louis Gallois, commissaire général à l'investissement, avait serré la main de HRP-4 lors d'une visite sur le campus universitaire de Saint-Priest.
« Montpellier a une très grande force scientifique, qui ne s'est pas encore traduite par un Idex (initiative d'excellence) », faute d'une gouvernance qui fasse consensus, a-t-il souligné.



