Le consensus de San Francisco : une prédiction alarmante sur l'emploi
Connaissez-vous le « consensus de San Francisco » ? Sous ce nom mystérieux se cache une idée communément admise dans la Silicon Valley : l’intelligence artificielle va détruire tellement d’emplois, tellement vite, qu’elle conduira rapidement à la formation d’un lumpenprolétariat permanent de cols blancs déclassés.
Des prévisions inquiétantes des dirigeants de l'IA
Dario Amodei, le PDG d’Anthropic (Claude), prédit un chômage de 10 à 20 % aux États-Unis d’ici un à cinq ans, et l’élimination dans les trois ans de la moitié des emplois de bureau de premier niveau. Le patron de l’IA de Microsoft va plus loin : pour lui, « la plupart des tâches qui consistent à s'asseoir devant un ordinateur seront entièrement automatisées d'ici un an ou 18 mois ». Arthur Mensch, de Mistral AI, affirmait récemment devant l’Assemblée nationale que « d'ici trois à quatre ans, la totalité de l'Europe utilise[ra] l'intelligence artificielle pour 10 % de sa masse salariale ».
Les signes avant-coureurs d'une « jobs apocalypse »
Les réductions d’effectifs annoncées par les sociétés de services informatiques, les consultants ou les avocats sont présentées comme les prémices d’une « jobs apocalypse ». Les grands patrons de l’IA s’en inquiètent tant qu’ils militent pour qu’on taxe leurs entreprises afin d’apaiser la colère des masses condamnées au chômage.



