Gabriel Attal mise sur l'IA pour la course à l'Elysée, entre stratégie et influence de Mistral AI
Attal fait de l'IA un marqueur pour l'Elysée

Gabriel Attal mise sur l'IA pour la course à l'Elysée, entre stratégie politique et influence de Mistral AI

L'ancien Premier ministre entend faire de l'intelligence artificielle l'un de ses marqueurs dans la course à l'Elysée. Dans un écho à la « start-up nation » macronienne, il défend l'essor des entreprises françaises, à commencer par Mistral AI, engagée dans une intense opération de lobbying auprès des parlementaires de son camp.

Faire de la France une « patrie de l'intelligence artificielle ». Voilà l'ambition de Gabriel Attal, candidat Renaissance lancé dans la course à l'Elysée. Il le répète, sa garde rapprochée aussi, la France ne doit « pas louper le train » de cette nouvelle révolution technologique. C'est presque une question de vie ou de mort, un risque d'effacement sur la scène internationale. À tel point que l'ex-Premier ministre a choisi de faire de l'IA l'un de ses quatre « chantiers capitaux » pour 2027, au même titre que l'école, les salaires et les frontières.

Qu'importe si, pour se faire, les élus Renaissance doivent reléguer au second plan d'autres sujets, comme la culture. Dernièrement, c'est une proposition de loi sur le droit d'auteur dans l'IA qui en a fait les frais. Visant à aider les industries culturelles et médiatiques à négocier avec les entreprises d'IA, cette proposition a été mise de côté au profit de la promotion de l'innovation.

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Gabriel Attal s'appuie notamment sur Mistral AI, start-up française spécialisée dans l'IA générative, qui mène un intense lobbying auprès des parlementaires. L'objectif est de créer un environnement favorable aux entreprises françaises d'IA, face à la concurrence américaine et chinoise. Cette stratégie s'inscrit dans la continuité du discours de la « start-up nation » porté par Emmanuel Macron.

L'ancien Premier ministre voit dans l'IA un levier de souveraineté et de compétitivité pour la France. Il estime que le pays doit investir massivement dans la recherche et le développement, former les talents et adapter la réglementation pour attirer les investissements. Cette vision est partagée par une partie de la majorité, mais suscite des critiques chez les opposants qui dénoncent un manque de considération pour les enjeux éthiques et sociaux.

Le pari de Gabriel Attal est risqué : il mise sur une technologie en pleine évolution, dont les impacts sont encore incertains. Mais il est convaincu que la France doit prendre le leadership en Europe pour ne pas dépendre des géants étrangers. Reste à savoir si les électeurs suivront cette vision technophile dans un contexte de préoccupations sociales et environnementales.

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