Le gouvernement allemand a officiellement attribué à la Russie, ce samedi, les attaques répétées contre la messagerie sécurisée Signal, qui ont touché de nombreux responsables politiques, diplomates, militaires et journalistes depuis le mois de février. Selon des sources gouvernementales citées par l'AFP, Berlin considère que la campagne de phishing visant Signal a été très probablement pilotée depuis la Russie.
Une campagne de phishing ciblée
Les attaques, découvertes ces dernières semaines, ont permis aux pirates d'accéder aux communications de plusieurs personnalités allemandes, notamment des députés, des diplomates en poste à l'étranger, des hauts gradés militaires ainsi que des journalistes. La technique utilisée repose sur des messages de phishing sophistiqués, imitant des notifications officielles de Signal, conçus pour dérober les identifiants de connexion des victimes.
Réactions et mesures de sécurité
Cette attribution intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l'Allemagne et la Russie, notamment en matière de cybersécurité. Les autorités allemandes ont renforcé les mesures de protection pour les personnalités politiques et les institutions sensibles, tout en appelant à la vigilance face à ces tentatives d'ingérence numérique. La messagerie Signal, réputée pour son chiffrement de bout en bout, est largement utilisée par les cercles gouvernementaux et diplomatiques.
Le ministère allemand des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur russe à Berlin pour protester contre ces actes, tandis que Moscou a démenti toute implication dans cette affaire. Une enquête approfondie est en cours pour déterminer l'ampleur exacte des fuites de données et identifier les responsables.



