Valentin Vacherot lance sa campagne monégasque au Rolex Monte-Carlo Masters
Le Monégasque Valentin Vacherot, nouvelle star du Rocher, fait son entrée en lice ce lundi au prestigieux Rolex Monte-Carlo Masters. Il affronte l'Argentin Juan Manuel Cerundolo, 69e mondial, dans le quatrième match programmé sur le court Rainier III. À 23e place du classement ATP, Vacherot vit un moment historique en disputant l'un des plus grands tournois du monde dans son club d'origine.
Une pression transformée en motivation
Dans la gazette du tournoi, Valentin Vacherot a déjà exprimé l'importance symbolique de cette compétition : « Remporter Monaco signifierait plus pour moi que gagner un Grand Chelem ». Le joueur, révélé en 2025 par ses performances à Shanghai et à Paris, se confie sur les émotions uniques de jouer à domicile. « Je dispute l'un des dix plus grands tournois au monde à la maison, dans mon club. Peu de personnes ont cette chance. Là où j'ai débuté depuis l'âge de 6/7 ans. C'est tout le monde qui arrive chez moi, en fait ! », souligne-t-il avec enthousiasme.
La pression, selon Vacherot, monte progressivement mais doit être canalisée : « Jouer ce tournoi à la maison, c'est un truc de dingue pour moi. J'y pense tous les jours depuis un mois. Je dois trouver la fameuse bonne pression, de celle qui doit t'aider à trouver les 2 ou 3 % supplémentaires pour jouer encore un peu mieux que la normale. » Cette approche lui a réussi l'an dernier, lorsqu'il a remporté son premier match en Masters 1000 à Monaco alors qu'il était 256e mondial.
Gestion du nouveau statut et ambitions
Après une année 2025 marquée par des succès retentissants, Valentin Vacherot a dû gérer son ascension rapide. « Je savais très bien que j'allais retomber de mon petit nuage », admet-il, évoquant la coupure de deux mois et la reprise sur le circuit cette saison. Malgré des résultats réguliers mais sans grands exploits jusqu'à présent, comme des quarts et huitièmes de finale à Miami, il reste positif et ambitieux.
« Désormais, c'est à moi de passer la seconde, de dépasser cette attente qu'il y a autour de moi, et d'aller chercher des demies, des finales, d'aller chercher un nouveau titre cette année. Pourquoi pas dès cette semaine à la maison », déclare le joueur, qui pourrait affronter le finaliste de la dernière édition, Lorenzo Musetti, au deuxième tour.
Souvenirs d'enfance et attachement au club
Valentin Vacherot partage ses souvenirs les plus marquants au Monte-Carlo Country Club, où il a grandi. Il évoque notamment son frère Benjamin Balleret, qui s'est qualifié pour les huitièmes de finale en 2006 face à Roger Federer, et la victoire de Richard Gasquet contre Federer en 2005. « Je n'avais que 6 ans, mais j'ai encore des images », se souvient-il avec émotion.
Son endroit préféré ? « Le café du club. À partir du moment où il fait soleil, à Monaco, même en décembre ou janvier, il fait 15 degrés en terrasse. C'est l'endroit où je me retrouve beaucoup avec mes potes », confie-t-il. Il a également passé son enfance à s'entraîner sur les courts 11 et 18, qu'il considère comme spéciaux.
Une carrière galvanisée par le public
Valentin Vacherot se décrit comme un joueur qui tire son énergie du public. « Depuis le début de ma carrière, ça se passe bien en Coupe Davis. Toutes les ambiances chaudes, j'adore. J'ai beaucoup appris des USA, où j'ai été étudiant au Texas de 2017 à 2021. J'ai appris jeune à capter le positif du public », explique-t-il. Cette capacité à transformer la pression en performance pourrait être un atout décisif dans son parcours monégasque.
Alors qu'il s'apprête à entrer sur le court Rainier III, Valentin Vacherot incarne l'espoir d'une victoire locale au Rolex Monte-Carlo Masters, un rêve qui prend racine dans les terrains de son enfance.



