Arrivé cet été à l'AS Béziers Hérault, le centre international tongien Malakai Fekitoa, 34 ans, champion du monde 2015 avec les All Blacks, a désigné Béziers comme le dernier club de sa carrière professionnelle. « Je pense que c'est mon dernier club », assure-t-il. Le trois-quarts centre s'est engagé pour trois saisons avec le club biterrois, qui évolue en Pro D2.
Un retour en France pour finir en beauté
International tongien depuis 2022 et sélectionné 25 fois chez les All Blacks, Malakai Fekitoa a rejoint Béziers cet été pour y disputer ses dernières saisons de rugbyman professionnel. « J'ai toujours voulu revenir en France et finir en Top 14 », explique le champion du monde 2015. « Ma femme vient d'Espagne donc nous voulions être le plus proche possible de la maison. Finalement, cette opportunité est arrivée et j'ai senti que c'était le bon moment. »
La petite famille est désormais bien installée à Béziers. « C'est une très belle ville et c'est agréable d'y vivre. Ma femme et mes deux enfants adorent jusqu'ici », confie-t-il. Sur le terrain, le numéro 12 a découvert le rugby biterrois lors du premier match de préparation estivale contre Narbonne, le 11 août. Interrogé sur ses premiers jours à l'ASBH, il expliquait : « Je me sens très bien. Les coaches font du bon travail et j'ai vu le club grandir chaque semaine depuis que je suis arrivé. Je suis sûr qu'on va dans la bonne direction. »
Une carrière riche de 14 saisons
Après les Highlanders (Nouvelle-Zélande), Toulon, les London Wasps, le Munster en Irlande et le Benetton de Trévise (Italie), Malakai Fekitoa s'apprête à boucler la boucle sous le maillot biterrois. « Tous les jours, je me réveille et je suis enthousiaste. Je vais travailler avec un bon esprit, heureux, parce que je sais que ça va se finir bientôt. »
La saison dernière, il a disputé 11 des 18 journées de United Rugby Championship (URC) et trois matches de Challenge Cup avec Trévise. Le premier centre n'a pas l'intention de quitter le rugby « facilement ». « C'est ma nature. Je ne vais pas juste rester ici et attendre. Je suis en forme et j'ai vraiment hâte de montrer toutes mes capacités. »
Un futur dans le coaching ?
« Après avoir joué autant d'années, c'est dur de tout arrêter. » Les nombreux allers-retours à l'étranger, l'éloignement avec la famille, « maintenant avec les enfants, c'est différent », mais « j'adore ce jeu », poursuit-il. Alors pas question de s'éloigner du pré. En plus du « road trip » européen qu'il a mené au cours des dix dernières années (France, Irlande, Italie) et de sa découverte du rugby professionnel dans la province néo-zélandaise de Waikato, l'ancien All Black a également évolué aux côtés ou en face de nombreux joueurs sud-africains et australiens.
« J'ai accumulé beaucoup de connaissances au cours de ces années et je ne veux pas les perdre, finir et laisser tout ça derrière moi. » Toujours aussi passionné, Fekitoa suit le rugby du monde entier 24 h/24 et 7j/7. Alors comment se séparer du terrain ? « Pourquoi pas rester ici et devenir coach. J'espère que j'aurai l'occasion de partager mes connaissances avec les gens », explique-t-il en souriant. Les années passent, les crampons finiront par être rangés, mais pas question pour le champion du monde 2015 de s'éloigner du rugby : « J'aime trop ce jeu. Et il faut l'aimer pour pouvoir rester dedans. »



