Raphaël Collignon en finale à Bordeaux, un Belge presque chez lui
Collignon en finale à Bordeaux, un Belge presque chez lui

Il n’y aura pas de quadruplé français au palmarès du tournoi BNP Paribas Primrose (Humbert 2023, Fils 2024, Mpetshi Perricard 2025), mais le vainqueur pourrait toutefois rester francophone, avec un petit accent bordelo-wallon. Après la défaite sèche, samedi, du dernier Français du tableau Quentin Halys face à l’Argentin Juan Manuel Cerundolo (6-2, 6-4), Raphaël Collignon a résisté à Tallon Griekspoor, 31e mondial, (7-5, 6-1) dans une deuxième demi-finale spectaculaire entre deux des grands favoris du tournoi.

Comme Cerundolo, le Belge n’a perdu aucun set sur sa route vers la finale et visera ce dimanche (15 heures) face au tenace Argentin un septième titre en Challenger en trois ans. Le Sud-Ouest de la France réussit bien à Raphaël Collignon. En février dernier, il réalisait un doublé au Challenger de Pau, après l’avoir remporté l’an passé. À Bordeaux, le Belge a de quoi se sentir comme chez lui.

Une signature à la Villa Primrose

Avant son arrivée en Gironde cette semaine, il a acté sa signature à la Villa Primrose et défendra les couleurs bordelaises lors des Championnats de France interclubs. Une recrue de poids pour le directeur sportif Jean-Baptiste Perlant. « J’ai entendu que ça a été annoncé après ma victoire aujourd’hui. C’est parfait, tout le monde sera pour moi en finale, sourit Raphaël Collignon. Je pensais que ça serait fait plus tôt dans la semaine mais ils ont dû attendre vu que je jouais des Français en début de tournoi ! Maintenant, le public sait ! »

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Les attaches girondines de Collignon ne s’arrêtent pas là. Depuis 2020, le Liégeois de 24 ans est couvé par Steve Darcis, capitaine de la Belgique en Coupe Davis… et de la Villa Primrose, dont il est pensionnaire depuis 2008. Titré en 2017 au Challenger de Bordeaux, l’ancien 38e mondial fait partie des meubles dans le club de Caudéran. « J’ai un peu aidé pour qu’il signe ici, admet Steve Darcis. Ce club est agréable et comme ça en fin de saison en novembre, on pourra bosser ici ensemble. »

Un duo qui fait des merveilles

Son poulain ne se prive pas de profiter des avantages d’avoir un coach maison. « Il connaît les organisateurs, les kinés. On peut avoir une relation privilégiée avec tout le monde ici et ça devient naturel. Je suis accueilli forcément différemment. Gagner le titre ce dimanche, ça serait une belle histoire », espère le 68e joueur mondial.

Le duo Darcis - Collignon fait surtout des merveilles depuis près de deux ans. Au-delà de la 450e place mondiale en 2024, Raphaël Collignon a franchi un cap majeur en 2025 en grimpant au 85e rang à l’ATP et en propulsant la Belgique en demi-finale de Coupe Davis, avec notamment une victoire face à Alex De Minaur, 8e joueur mondial à l’époque. Fan absolu de Rafael Nadal, Collignon peut atteindre son meilleur classement en carrière avec une entrée dans le top 50 en cas de victoire ce dimanche face à Juan Manuel Cerundolo (72e). « Il a largement les armes pour aller plus haut », est convaincu Steve Darcis.

Le Belge devra se méfier du gaucher argentin, contre qui il a perdu l’an passé au Challenger de Brunswick (4-6, 6-3, 6-4) sur terre battue. « C’est un super joueur sur cette surface, très difficile à manœuvrer, très physique », prévient Raphaël Collignon, qui sait qu’il devra « prendre le jeu à son compte et le bousculer ». Pour espérer soulever le trophée à domicile, ou presque.

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