Après le maintien de son équipe masculine en décembre dernier, le Biarritz Olympique espère que sa jeune formation féminine réintégrera elle aussi la deuxième division. Les joueuses de Philippe Pagès ont quatre matches, et non cinq comme initialement prévu, pour accomplir cet exploit.
Un championnat réduit mais intense
À l’instar de leurs homologues masculins, les féminines du Biarritz Olympique repartent à l’assaut de la Pro B. Exemptées de ce qui devait être leur match inaugural la semaine dernière contre Clermont, les joueuses de Philippe Pagès attaquent donc leur championnat ce dimanche face à Melun. Les Franciliennes restent sur un succès acquis au forceps contre Mondeville. « Ça s’est joué au double décisif », glisse le capitaine. Au super tie-break même : 11-9 au troisième set. « Ces deux équipes sont assez proches et ne seront pas faciles à aller chercher. »
Les Basques affronteront les Normandes le 7 juin, lors de l’ultime journée. Entre-temps, le coach biarrot devra composer en fonction du parcours de ses filles sur le circuit international. C’est notamment le cas de Cristina Bucsa (31e mondiale) ou Jessika Ponchet (180e). L’Espagnole est virtuellement tête de série pour Roland-Garros (18 mai-7 juin), la Bayonnaise est actuellement engagée sur le WTA 125 de Saint-Malo. « C’est très dur de se projeter par rapport aux effectifs, à la fois celui des adversaires mais aussi le nôtre, rappelle Pagès. Ça se joue au coup par coup, on le compose un peu au dernier moment. C’est pour cela qu’on mise sur les jeunes qu’on a formées, qu’on continue d’entraîner, qui sont là. Ce sont des valeurs sûres. »
Des recrues venues d’outre-Bidassoa
En plus de pouvoir compter sur l’Ukrainienne Tetiana Zhytelna, la jeunesse biarrote (Leire de Ezcurra, Victoire Lansaman, Clémence Schneider, Margaux Vincent, Anna Dupuy) sera renforcée par les arrivées d’Olga et de Suyapa Bienzobas Fernandez, originaires de Saint-Sébastien. Comme chez les hommes, le BO mise majoritairement sur des éléments du coin. « Soit on recrute des jeunes qui ont envie de percer et qui peuvent s’entraîner chez nous, soit on s’appuie sur les locaux, qui vont venir plus facilement à Aguilera, détaille le technicien. Ce qu’on veut, ce n’est pas juste qu’ils viennent pour les matchs par équipe, c’est de les intégrer à la vie du club. »
Philippe Pagès l’assure, le staff n’avait pas prévu de recruter pour cette campagne. Si les sœurs ibériques ont rejoint le groupe labourdin, « c’est vraiment un pur hasard. Un jour, Suyapa est venue s’entraîner et en discutant, on a su qu’elle avait une grande sœur qui jouait très bien et qui était aux États-Unis ». Après quatre ans aux US où elle a évolué sur dur, Olga Bienzobas Fernandez a disputé moult doubles. « C’est un vrai plus pour les championnats par équipe », relève l’entraîneur, qui a récupéré une « très bonne joueuse du fond du cours. Olga a un jeu plutôt agressif », indique-t-il.
Un calendrier allégé mais pas forcément un avantage
Comme l’exige le règlement, l’équipe reléguée de Pro B en N1 hérite de trois réceptions et deux déplacements, dont un a été annulé suite au forfait des Auvergnates. Un vrai bénéfice ? « Au tennis, ce n’est pas très significatif même si les week-ends à l’extérieur sont très chargés, concède Pagès. À domicile, le fait d’être très encouragé peut jouer. Avec les hommes, ça nous a beaucoup aidés. On est dans un club où il y a une vraie ferveur. Souvent, on se rend dans des endroits où il n’y a personne. » Les membres du kop savent donc la tâche qui leur incombe, surtout face à Melun et Mondeville.
Repères
L’équipe. Bucsa (Esp, N1), Ponchet (N7), O. Bienzobas Fernandez (Esp, -15), de Ezcurra (-2/6), Lansaman (-2/6), Schneider (1/6), Zhytelna (Ukr, 1/6), Vincent (4/6), S. Bienzobas Fernandez (Esp, 4/6), Dupuy (5/6).
Calendrier. Journée 1 : Clermont (exemptées). Journée 2 : Melun (3 mai). Journée 3 : Nogaro (10 mai). Journée 4 : à Asnières-sur-Seine (31 mai). Journée 5 : Mondeville (7 juin).



