Jeudi, le public parisien attend avec impatience le retour de Victor Wembanyama. Dans un Bercy plein à craquer, le joueur des Spurs mènera l'équipe de France face à la Slovénie dans le cadre des qualifications à la Coupe du monde 2027. Nommé capitaine des Bleus cet été, il a estimé qu'il était « important de ne pas sauter d'étape » avec ce nouveau rôle : « J'essaierai à chaque fois que je suis avec l'équipe de France d'être le plus proche du capitaine que je veux être. »
Un capitaine sans filtre
Cette exposition supplémentaire ne va pas le pousser à moins s'exprimer sur des sujets qui lui tiennent à cœur, même en dehors du basket. « Avec les années, j'ai de moins en moins de filtres ou peur de dire ce que je pense », a-t-il assuré en conférence de presse ce mercredi, dans des propos rapportés par RMC Sports, avant de s'exprimer sur ses positions politiques, après une question d'un journaliste américain.
Interrogé sur la présidentielle de 2027, Wembanyama a déclaré : « Je ne me suis pas penché sur le cas de la présidentielle. Je n'ai pas peur de dire mon avis, pas peur de déplaire. […] Il y a des valeurs qui me guident. Je n'appelle pas ça prendre position, j'appelle juste ça donner mon avis, je ne soutiens personne en particulier politiquement. Il y a des choses problématiques, et quand je les vois, ça ne me dérange pas du tout d'en parler. »
Des prises de position assumées
Aux États-Unis, Victor Wembanyama a déjà pris position sur les meurtres commis par des agents de l'ICE, la police de l'immigration de Donald Trump. Peu importe si cela lui avait valu d'être critiqué par certaines personnes. Il a cité une phrase dont il ne se rappelle plus l'auteur : « Je sais que je ne plais pas à tout le monde… Mais quand je vois à qui je ne plais pas, je me demande si ça me dérange vraiment. » Cette citation provient du légendaire film « Dikkenek ».
Le capitaine des Bleus aborde donc ce match crucial avec une détermination affichée, tant sur le plan sportif que personnel. Son rôle de leader s'étend au-delà des terrains, et il compte bien continuer à exprimer ses convictions, tout en restant concentré sur l'objectif : la qualification pour la Coupe du monde 2027.



