Deux espoirs du ring sur la route d'Olhain pour les demi-finales nationales
Ce samedi 14 février, l'élite de la boxe française junior se donne rendez-vous au parc d'Olhain, dans le Pas-de-Calais, pour les demi-finales tant attendues des championnats de France. Parmi les prétendants au titre, deux jeunes pugilistes originaires de Dordogne nourrissent de solides ambitions : Gohan Durin, licencié au BC Bergerac, et Amine Mansar, sociétaire du BC Périgueux.
Gohan Durin : un parcours exemplaire et une détermination sans faille
Âgé de 18 ans et élève en terminale au lycée Maine-de-Biran, Gohan Durin aborde cette compétition avec un palmarès déjà bien fourni. Vice-champion de France cadets en 2024, il compte également à son actif quatre titres régionaux et cinq titres départementaux dans les différentes catégories jeunes. Le boxeur, qui a débuté la discipline à l'âge de 5 ans, dispute cette saison sa dernière année chez les juniors et rêve plus que jamais de décrocher la ceinture nationale.
« C'est un boxeur assidu, avec une boxe posée et réfléchie », assure Jean-Michel Lopez, son entraîneur au BC Bergerac. « Il a réalisé une année prometteuse et a sorti le champion de France en titre en huitièmes de finale, ce qui conforte l'idée qu'il est parfaitement à sa place en demi-finale. »
En quarts de finale, Gohan Durin, qui combat dans la catégorie des 57 kg, affrontera le Catalan Ayoub Trifi. Une rencontre préparée avec minutie mais sans révolutionner son approche. « On a étudié son adversaire et mis en place des choses pour le contrer, mais ce n'est pas maintenant qu'on modifie sa manière de boxer », précise son entraîneur. « Gohan sait s'adapter, il sait faire. Nous avons beaucoup travaillé sur le côté mental, car c'est la troisième fois qu'il participe aux championnats de France. Cette expérience lui sera précieuse. »
Amine Mansar : la surprise périgourdine qui monte en puissance
Dans la catégorie des 65 kg, Amine Mansar, 17 ans, représente l'autre espoir de la région. Passé par la boxe éducative à Brive avant de rejoindre le BC Périgueux il y a deux ans, le jeune homme est issu d'une fratrie de trois boxeurs entraînés par leur père, Hamid. « Ils font tout en famille, ils sont fusionnels et se créent des moments ensemble, des souvenirs », souligne Yohan Castelletti, président du BC Périgourdin.
« On ne l'attendait pas forcément à ce niveau, mais il écoute et il progresse constamment », confie le président. Son frère Elyess, pourtant plus attendu, s'est incliné en quarts de finale, laissant à Amine le soin de porter les couleurs familiales.
Décrit comme « un boxeur discret, réfléchi et posé » par Castelletti, Amine Mansar mise sur sa mobilité en attaque et des coups simples mais précis. « Il peut parfois être en difficulté face à un adversaire qui met beaucoup de volume, mais le tableau final est costaud et il peut tout à fait tirer son épingle du jeu », assure-t-on du côté du club.
Son adversaire en demi-finale n'est pas encore connu avec certitude, le Haut-Garonnais Jean-Albert Mercier, qualifié mais blessé, restant incertain. Le Francilien Nino Sury pourrait être son opposant. « Peu importe, si près de la ceinture, on se concentre sur notre préparation », semble dire l'entourage du jeune boxeur.
Un plateau relevé et des ambitions à la hauteur des enjeux
Les demi-finales de ces championnats de France juniors promettent d'être intenses. Dans l'autre demi-finale des 57 kg, le Lormontais Nolan Lafaye défiera l'Ariègeois Julian Murat, numéro 1 du classement. Chez les 65 kg, l'autre confrontation opposera le Carcassonnais Bilal El Maghraoui au local de l'étape, le Lillois Hamza Stitou.
Pour Gohan Durin et Amine Mansar, cette longue route vers Olhain représente bien plus qu'un simple déplacement. C'est l'aboutissement d'années de travail, de sacrifices et de passion. Avec, en ligne de mire, cette ceinture de champion de France qui couronnerait une saison déjà riche en enseignements et en performances.
Les deux jeunes hommes, portés par leurs clubs respectifs et leurs entraîneurs, savent que l'heure est venue de transformer l'essai. Dans les rings d'Olhain, ce samedi 14 février, ils tenteront d'écrire une nouvelle page de leur histoire, avec l'ambition de briller au plus haut niveau national et, pourquoi pas, de décrocher le titre tant convoité le lendemain.