Paul Jouffreau, le pilote français qui rêve du titre suprême en EuroNascar
Après avoir décroché une deuxième place en 2024 et une troisième place en 2025, le pilote automobile français Paul Jouffreau a désormais les yeux rivés sur le titre suprême du championnat EuroNascar pour cette saison 2026. Douze épreuves seront nécessaires pour conquérir cette couronne européenne, dont la première se déroulera ce samedi 18 avril en Espagne.
Une saison qui débute en Espagne sur le circuit Ricardo Tormo
La saison EuroNascar 2026 s'élancera officiellement en Espagne les 18 et 19 avril, sur le célèbre circuit Ricardo Tormo situé à Cheste, dans la banlieue de Valence. Avec près de 30 voitures inscrites au championnat cette année, la bataille pour les titres et les trophées promet d'être la plus passionnante de l'histoire de l'EuroNascar.
Inauguré en 1999, le tracé du Ricardo Tormo mesure exactement 4,005 kilomètres. Ce circuit accueille régulièrement des événements majeurs, dont le final du championnat du monde de MotoGP, et dispose d'une capacité d'accueil impressionnante de 120 000 places.
Ce week-end inaugural, le pilote blayais Paul Jouffreau disputera deux courses au volant de sa Ford Mustang numéro 3 : une première course de 18 tours (soit 73 kilomètres) samedi à partir de 14h30, suivie d'une seconde épreuve de 18 tours le dimanche à la même heure. Ces courses seront retransmises en direct sur la chaîne YouTube NascarV8GP.
Un calendrier européen chargé pour le championnat
Après cette première manche espagnole, le championnat Nascar V8GP poursuivra son périple européen selon le calendrier suivant :
- 23 et 24 mai : Circuit du Castellet, en France
- 6 et 7 juin : Brands Hatch, au Royaume-Uni
- 29 et 30 août : Most, en Tchéquie
- 19 et 20 septembre : Vallelunga, en Italie
- 17 et 18 octobre : Zolder, en Belgique
Paul Jouffreau, un pilote en constante progression
À seulement 22 ans, Paul Jouffreau représente l'une des plus belles promesses du sport automobile français. Son parcours a débuté dans le karting du côté de Biganos, où il a forgé ses bases et développé sa passion pour la compétition.
« Il y a beaucoup de personnes qui m'ont filé des coups de main, à leur niveau », reconnaît le pilote. « Parmi eux, Michel Fèvre, Michel Lesgourgues qui m'a fait la mécanique pendant des années en karting et qui m'a toujours donné perspective et méthode de travail. Et puis évidemment mon père, Frédéric Jouffreau, qui s'est battu – et se bat encore pour aller chercher les sponsors et les budgets. »
Le jeune pilote explique que son éducation sportive n'a jamais été axée sur la seule recherche de titres : « On n'a jamais couru après les titres en karting. Mon père a toujours eu cette approche : tu es là pour te former, ce n'est pas parce que tu vas avoir des titres en karting que tu vas gagner les 24 heures du Mans. »
Malgré cette philosophie, Paul Jouffreau a tout de même été sacré champion de France Ufolep et vice-champion d'Aquitaine Ufolep en 2018 en sport 4 temps, démontrant déjà son talent précoce.
Le passage à la Nascar et l'épanouissement sportif
Le tournant décisif dans la carrière de Paul Jouffreau s'est produit lorsqu'il a intégré le team RDV Compétition et décroché 11 victoires en Nascar. « J'ai aimé à ce moment-là, intégrer le programme Nascar sur une Ford Mustang muni d'un moteur V8 de 450 CV », confie-t-il avec enthousiasme.
« C'est cette notion du 'enfin !' : si j'ai les résultats, que je gagne et que l'on voit que je performe, j'irai là où je veux – pourquoi pas les 24 heures du Mans ? C'est ça le plus important, cette sécurité et cette perspective », souligne le pilote, particulièrement prolixe lorsqu'il évoque ses ambitions.
Des réflexes aiguisés par des années d'expérience
Paul Jouffreau attribue une partie de son succès à son expérience précoce au volant : « Quand tu es dans un kart dès l'âge de 12 ans et que tu ne fais que rouler, chercher les détails sur la piste, les cordes, ton environnement bouge à des vitesses... Je suis habitué à évoluer dans un milieu qui va très vite, et mes réflexes de base sont extrêmement affûtés du fait que je pilote depuis que je suis gamin. »
Le pilote français nuance cependant l'importance exclusive du karting : « En fait, le karting, c'est important pour apprendre les bases, mais parmi les mecs que je suis en train d'exploser en Nascar, certains m'auraient mis la misère en karting. »
Avec une saison 2026 qui s'annonce particulièrement disputée, tous les regards seront tournés vers ce jeune talent français qui semble plus déterminé que jamais à décrocher le titre suprême du championnat EuroNascar.



