Yohan Le Bourhis tourne la page du rugby professionnel pour l'ostéopathie
Le demi d'ouverture de Nevers, Yohan Le Bourhis, a pris une décision lourde de sens. À 32 ans, le joueur originaire de Surgères mettra un terme à sa carrière professionnelle cet été pour s'installer comme ostéopathe dans son département d'origine, la Charente-Maritime. « On y est », confirme-t-il, marquant ainsi la fin d'un chapitre rugby entamé il y a plus de douze ans.
Une carrière riche et un nouveau défi
Formé au Stade Rochelais, Yohan Le Bourhis a débuté sa carrière professionnelle à Biarritz avant d'évoluer à Castres et Oyonnax. Il a rejoint Nevers en 2022, totalisant 218 matchs en Pro D2. Malgré la possibilité d'atteindre les 250 rencontres, le joueur explique que les statistiques ne sont pas sa priorité. « Si c'est faire les matchs pour aller chercher un nombre… Je ne les ferais pas, ce n'est pas grave », affirme-t-il.
Sa décision d'arrêter a été prise il y a environ un mois, après des discussions infructueuses avec son club. Diplômé en ostéopathie depuis neuf ans, il travaille déjà avec les Espoirs de Nevers depuis un an en tant qu'auto-entrepreneur. « J'ai vraiment cette motivation de travailler en tant qu'ostéopathe », souligne-t-il, révélant une passion ancienne pour l'anatomie et les soins.
Les raisons d'un changement de vie
Plusieurs facteurs ont influencé son choix :
- Le désir de retrouver sa région natale et sa famille après douze ans d'absence
- Une motivation renouvelée pour le travail médical plutôt que le rugby
- La fatigue mentale après deux saisons difficiles avec Nevers
Le joueur insiste cependant sur son engagement jusqu'à la fin de la saison : « Je profite au maximum mais on a quand même une grosse fin de saison, avec de gros enjeux. Je reste donc quand même vraiment sérieux et impliqué ». Nevers, actuellement en lutte pour le maintien en Pro D2 avec seulement 5 points d'avance sur Dax, bénéficiera donc de toute son attention jusqu'au bout.
Un retour aux sources bien préparé
Yohan Le Bourhis prévoit de s'installer à Ferrières, près de Surgères, dès juillet. « J'ai envie de rentrer, de retrouver ma région et ma famille qui me manquent après douze ans, mes amis d'enfance… », confie-t-il. Sa compagne habite à Saint-Sauveur-d'Aunis, et sa mère travaille à proximité, facilitant ce retour en terre charentaise-maritime.
Bien qu'il quitte le rugby professionnel, il n'exclut pas de maintenir un lien avec ce sport qui l'a tant apporté. « Je ne serai pas coach de rugby, mais un de mes grands rêves serait d'avoir un lien dans le domaine du sport », précise-t-il, évoquant la possibilité d'intégrer un staff médical, peut-être même au Stade Rochelais où il a été formé.
Quant à son club formateur de Surgères, il se dit prêt à apporter son aide si besoin : « S'ils ont besoin d'un coup de main, j'aiderais bien évidemment avec grand plaisir ! Surgères m'a beaucoup apporté, m'a fait aimer le rugby ». Avec plus de 1 000 points inscrits au cours de sa carrière, son expertise pourrait effectivement être précieuse.



