Jefferson Poirot, le capitaine de l’UBB, sait par expérience que son équipe n’est pas souvent à la hauteur sur le match qui précède un grand rendez-vous. À une semaine de la finale de Champions Cup, que vous inspire cette prestation de l’UBB face à l’Usap ?
Un piège habituel
« On est tombé dans notre piège, tout simplement, a-t-il déclaré. On a fait ce qu’on fait habituellement une semaine avant un gros rendez-vous : passer un peu à côté. Cette fois-ci, ça nous sourit parce qu’on arrive à gagner ce match, mais ce n’est pas le match qu’on aurait aimé faire avant une finale pour se projeter sereinement. »
Interrogé sur les signes avant-coureurs durant la semaine, Poirot a reconnu : « Il y a quelques petits signes. Après, on veut croire au professionnalisme et se dire qu’il y a aussi de l’ambition sur le Top 14, on est quand même en danger dans ce championnat depuis le début. On veut croire que, et au final, on se rassure avec des choses, mais sur le fond, oui, il y a des petits indices. »
Un mal pour un bien ?
Le capitaine ne semble pas affecté par cette contre-performance : « Non, je sais qu’il y a matière à travailler et que l’on est une équipe qui n’aime pas du tout être trop dans le confort. On n’est jamais aussi nul que quand on est un peu dans le confort et quand on a un peu de marge. Donc on a zéro marge, vous l’avez vu. J’essaie de trouver des signes positifs avant cette finale. Ça m’agace un petit peu. Mais il faut aussi savoir savourer les saisons qu’on fait. Moi, c’est ma 15e saison professionnelle, je n’ai jamais joué autant de finales. »



