Le Stade Toulousain lance sa campagne de phases finales face à Bristol
Après une phase de poules de la Champions Cup qui a réservé quelques frayeurs, le Stade Toulousain entame ce samedi les phases finales de la compétition européenne en recevant Bristol au Stadium. Les Rouge et Noir, qui ont vu le trophée leur échapper en demi-finale la saison dernière à Bordeaux, abordent ce match avec une ambition renouvelée et un effectif considérablement renforcé.
Une affiche inédite et déséquilibrée
Cette rencontre historique entre deux clubs plus que centenaires qui ne s'étaient jamais affrontés apparaît comme la plus déséquilibrée du plateau selon les bookmakers anglais. Alors que les Stormers doivent effectuer un long périple depuis l'Afrique du Sud jusqu'à Toulon, Toulouse bénéficie de l'avantage du terrain face à Bristol, cinquième de Premiership.
« Il y a toujours cette inconnue qui est un peu le dernier charme de cette compétition », reconnaît Ugo Mola, le manager toulousain, presque nostalgique. « L'inconnu est toujours un peu inquiétant, mais il permet aussi de rester en éveil. J'espère qu'on ne sera pas surpris trop longtemps. »
Une équipe type alignée par Mola
Après quelques hésitations dans la composition de son équipe, Ugo Mola a finalement opté pour aligner ses meilleurs éléments. Le quinze de départ compte pas moins de 455 sélections internationales, sans même compter des joueurs de qualité comme l'arrière écossais Blair Kinghorn ou le centre argentin Santiago Chocobares.
Cette décision s'explique par la nature couperet des matchs de Coupe d'Europe qui incite à réduire les risques au maximum. Les douze points d'avance en Top 14 permettent certes de gérer, mais la Champions Cup exige une approche différente.
La motivation de la reconquête
Le Stade Toulousain nourrit une ambition claire : remporter à nouveau le trophée européen qui lui a échappé la saison dernière. Antoine Dupont, le demi de mêlée et capitaine, exprime cette détermination : « C'est toujours dur de voir un titre nous échapper, de le donner à quelqu'un d'autre. On se rend compte de la chance qu'on a d'avoir les choses quand on les perd. »
Dupont, qui ne vivra que sa troisième titularisation commune avec Romain Ntamack et Thomas Ramos cette saison, estime que « l'ambition a été démultipliée l'année d'après à chaque fois qu'on a manqué un trophée ». Thibaud Flament ajoute que les joueurs se rappellent « ce que ça fait de voir les autres jouer à la télé », une expérience rare pour cette génération qui a pourtant glané cinq boucliers de Brennus et deux Champions Cup depuis 2019.
Un palmarès jugé insuffisant
Ugo Mola, jamais avare de petites piques pour stimuler son groupe, a récemment estimé que le palmarès de son équipe devrait être plus important encore. « Il leur en manque, chez nous et ailleurs », a-t-il lancé, une remarque qui ne manquera pas d'interpeller Fabien Galthié.
« Je n'ai jamais construit quoi que ce soit sur la haine, la revanche », précise cependant le manager. « Ce ne sont pas des bons moteurs. Par contre, saisir l'opportunité qui se présente à toi pour marquer ton sport, ton club, ta génération, ça ne se reproduit pas tant de fois. »
Une préparation sous le signe de la concentration
Large mais pas brillant vainqueur de Montpellier la semaine dernière (45-29), le Stade Toulousain cherchera à livrer un match plus complet pour préparer au mieux un probable quart de finale à Bordeaux la semaine prochaine. Aucun des joueurs n'a cependant évoqué cette perspective vendredi, entre superstition et respect pour l'adversaire du week-end.
Bristol devrait proposer comme souvent un jeu délié, incarné par la vitesse de l'ailier fidjien Kalaveti Ravouvou et l'arrière gallois Louis Rees-Zamit. La stratégie toulousaine consistera à mettre rapidement les Anglais sous l'éteignoir et à ne pas laisser enflammer les 1 200 supporters anglais attendus au Stadium ce samedi après-midi.



