Surgères face à un match crucial en Vendée : au-delà du terrain, une remise en question profonde
Les Laitiers de Surgères, avant-derniers et menacés de relégation en Fédérale 2, s'apprêtent à affronter un concurrent direct, Les Sables-d'Olonne, dans un match décisif ce dimanche à 15 h 15 au stade de la Rudelière. Mais pour Jean-Pierre Ramade, le manager général du club, l'enjeu dépasse largement cette simple rencontre.
Une équipe au bord du gouffre
Jean-Pierre Ramade ne mâche pas ses mots : « L'heure n'est plus aux calculs, tout se joue maintenant ». Il insiste sur la nécessité de gagner aux Sables, tout en reconnaissant que l'adversaire doit également être battu. « L'équipe est capable de le faire, mais il faut s'en donner les moyens », affirme-t-il, pointant du doigt un manque de préparation physique. « Physiquement, nous ne travaillons pas assez pour être prêts ».
Le manager souhaite voir des joueurs déterminés : « Moi, ce que je veux voir, ce sont des joueurs qui sortent du match avec les yeux qui brillent, pas en baissant la tête. La révolte viendra des joueurs ».
Des problèmes structurels profonds
Au-delà du terrain, Ramade évoque des lacunes plus globales. « Nous n'avons pas les structures nécessaires pour évoluer à ce niveau exigeant qu'est la Fédérale 2 ». Il appelle à étoffer le budget, soulignant que le club survit depuis des années sur la corde raide. « Ce n'est pas seulement l'équipe qui n'a pas le niveau de la Fédérale 2, c'est le club dans son ensemble ».
Il refuse de rejeter la faute uniquement sur les joueurs : « Je suis malheureux de cette situation, mais le club doit gommer ses carences. Nous sommes un club complexé ».
Une vision à long terme pour le club
Reste la question essentielle : se maintenir, mais pour quoi faire ? « Pour partir en avril et revenir en septembre avec les mêmes problématiques ? », s'interroge Ramade. Avec un budget renforcé, le club pourrait recruter des joueurs expérimentés, mais le manager privilégie une autre approche. « Moi, ce que je prône, c'est d'aller chercher des Surgériens, des gars du coin, et d'aller chercher des victoires entre nous ».
Il critique la mentalité de recruter des joueurs de toute la France, insistant sur l'importance du développement local. « Il faut faire progresser l'équipe individuellement et collectivement. Mais pour ça, il faut s'impliquer, être exigeant ». Ramade souligne que le sport est un mode de vie, pas seulement une activité du week-end. « Être sportif, c'est une façon de vivre, pas seulement le jour du match, mais toute la semaine ».
Les enjeux du match
À l'heure du sprint final, le message est clair : Les Sables-d'Olonne, 10e avec 29 points, accueillent Surgères, 11e avec 24 points. L'arbitre sera M. Bonnafoux, rappelant le match aller perdu 19-20. La composition de Surgères inclut des joueurs comme Robin, Jean, Touchard, et d'autres, tous appelés à se surpasser.
Ce match n'est pas seulement une bataille pour éviter la relégation, mais un catalyseur pour une transformation profonde du club, selon la vision de Jean-Pierre Ramade.



