Le SUA s'impose mais regrette amèrement le bonus offensif perdu
Le deuxième ligne du SUA, satisfait de la réaction d'équipe après le carton jaune reçu par Deligny, ne cache pas sa frustration d'avoir laissé filer un précieux point de bonus offensif face à Valence Romans (34-23). Dans un entretien exclusif, il revient sur les détails de cette rencontre contrastée.
Une victoire collective teintée de regrets
Quel est votre sentiment après cette solide victoire (34-23) face à Valence Romans ?
« On éprouve quand même de la fierté. C'est la victoire d'un groupe parce qu'il y a eu beaucoup de changements dans l'équipe [NDLR : huit dans le quinze de départ par rapport à celui qui avait débuté à Brive]. Le manager a pris ses responsabilités, il a voulu mettre de l'émulation dans le groupe. Donc on est plutôt fier. Mais ce qu'on peut corriger, c'est le bonus offensif qu'on perd à la fin. On l'avait déjà perdu comme ça contre Béziers et Aurillac. Il faut que le groupe grandisse à ce niveau. »
Les raisons de l'échec du bonus offensif
Qu'est-ce qui fait justement que vous lâchiez ce bonus offensif en fin de match ?
« Ils ont enchaîné les séquences où ils ont tenu le ballon, ils nous ont fait du large-large, ils ont trouvé les brèches dans notre défense avec des petites passes en plus. Jusqu'à la 60e, on était vraiment très bien connecté en défense. Les changements de joueurs n'expliquent pas tout. Mais ce sont des erreurs individuelles qui nous ont mis en difficulté. On n'a pas eu un très bon jeu au pied. On devait les mettre sous pression, on aurait pu leur mettre vraiment la tête sous l'eau. Mais on a manqué de trouver la pénaltouche à trois reprises. Et puis Valence Romans, ça joue vraiment au rugby ! »
La réaction après le carton jaune
Le manager de Valence Romans, Fabien Fortassin, dit qu'ils ont déjoué à 10-11, après le carton jaune à Deligny. Est-ce aussi votre avis ?
« J'ai surtout le sentiment qu'on a été un peu plus propre. On s'est mis en alerte quand on a pris ce carton jaune. On avait très bien bossé durant la semaine. On avait travaillé des lancements de jeu exprès pour cette équipe. Ils ne sont pas tous passés, mais ils nous ont mis quand même dans l'avancée quand on a eu le ballon. Quand on prend ce carton, ce sont eux qui commençaient à imposer leur rythme. Alors oui, ils ont peut-être déjoué. Mais on a surtout réussi à changer le cours du match à cet instant. »
Des difficultés inattendues en mêlée fermée
Comment expliquez-vous les difficultés en mêlée fermée, un secteur où vous êtes dominateur d'habitude ?
« On s'était déjà fait catapulter au match aller dans ce secteur. Là, on a fait du 50-50, mais la pièce est tombée du mauvais côté. J'étais derrière Alex (Burin) [NDLR : le pilier droit a été pénalisé à trois reprises en première période], on n'était pas vraiment dominé. Mais on a été arbitré comme une équipe 7e face à un 4e… »
Une attitude mesurée malgré la victoire
On vous sent très mesuré, alors que c'est une belle victoire. Cela vient-il de ce bonus offensif qui vous a échappé ?
« Le point de bonus perdu, ça ne nous plaît pas. Ça ne me plaît pas à moi, mais ça ne plaît pas non plus aux coaches, au manager, ni aux 35 joueurs qui sont dans l'effectif. Donc c'est bien, on a gagné, mais on reste 7e. Il n'y a pas de quoi s'enflammer, il n'y a pas de quoi faire les fanfarons. Bien sûr, on est toujours en course pour la qualification pour les phases finales. Mais on verra après ce bloc où on en est, si on peut se déclarer comme un candidat crédible au top 6. »



