Section Paloise : l'analyse mordante d'un ancien pilier avant Perpignan
Section Paloise : analyse d'un ancien pilier avant Perpignan

Section Paloise : le coup de gueule rugbystique d'un ancien avant Perpignan

Comme à chaque semaine de match de la Section Paloise, et avant la rencontre cruciale de samedi à Perpignan, l'ancien pilier sectionniste nous offre une chronique bien sentie, pleine de verve et de références savoureuses. Qui tuera par l'épée, périra par l'épée, lance-t-il en préambule, avant d'ajouter : Qui perdra par les mauls, gagnera sur ballon porté. Une maxime qu'il affirme avoir lue dans les Évangiles, mais que le Midi Olympique a su retranscrire avec justesse.

La transformation du rugby moderne

Ah, les pénal-touches ! Elles transforment désormais les talonneurs en véritables serial marqueurs. L'ancien pilier s'amuse : Vous verrez que bientôt, ils se mettront à buter. Pusa Maule, tout le monde s'éclate à la queue leu leu, mais adieu les ballons qui voltigent de bras en mains pour finir entre les barres. Ici, pas de passes élégantes : on ne marque que dans un coin, le French flair s'enrhume, et le rugby champagne pétille désormais comme une bière tiède.

Pourtant, avec une carrière passée dans l'ombre des regroupements, l'auteur avoue apprécier que les collègues des tâches obscures croquent un peu dans la lumière. Mais contre Toulouse, la rage l'a saisi. Comment lever les bras, après ces petits tas qui s'écroulent sur la ligne, épuisés d'avoir sprinter quelques centimètres ? Trop facile, à pousser sans péril, on devrait aplatir sans gloire. Les esthètes de ce sport sont restés sur leur faim, les scores étant trompeurs.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Toulon et le jeu d'avant

Heureusement, Toulon et son jeu d'avant, son appétence au frontal – comme dirait Herrero – étaient au menu. La victoire passerait par l'arrière, même sous la pluie, car à l'aile la vie est toujours belle. De beau jeu, ils sont repus, avec trois essais sur ballon porté et Montoya homme du match. Jeu de mains, jeu de Toulousains, résume-t-il avec humour.

Finalement, les mauls, c'est comme les pets et les enfants : on supporte les siens mais pas ceux des autres. Quand ça ougne, on subit contre le premier, et on fait morfler le troisième. Pas de quoi crier au scandale et monter aux arbres, rien de plus normal quand on est second. Montoya au centre, parce qu'on est encore deuxième, et si la place du premier semble réservée, il faudra payer la rançon pour toute cette gloire.

La vie d'un supporteur sectionniste

C'est la vie ma pauvre Lucette, soupire l'ancien pilier. À force de vivre cachée, la Section n'était pas heureuse et rendait ses supporteurs bien tristes, voire nostalgiques. Tristesse et nostalgie ont été servies à volonté, jusqu'à l'indigestion, à en avoir les larmes qui coulent au bord des yeux. Oui, c'est la vie d'un supporteur quand son club végète et stagne, la vie d'un homme aussi quand ses amis s'en vont.

Mais les temps changent. Si les cortèges le long des cimetières sont toujours malheureux, au moins les files d'attente à l'entrée du stade sont beaucoup plus joyeuses. Payez comptant, payez contents. Qui va se plaindre, qui va pleurer les absences des uns et reprocher à Galthié la présence des autres ? Tout le monde, et moi le premier. Sectioniste d'abord, Béarnais ensuite et Français s'il en reste.

L'individualisme au cœur du collectif

Allons enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé, on est d'accord, mais pas quand il y a championnat. Le rugby, sport tellement collectif qu'on pourrait le prendre pour un vieux communiste, se met à la mode. Vive l'individualisme, le chacun pour soi ! Qu'ils aillent à Marcoussis, à Cardiff ou ailleurs, après tout ils le valent bien. Seraient-ils ce qu'ils sont sans la Section ? Je n'en sais rien. La Section restera-t-elle ce qu'elle est sans eux ? Je vous le dirai samedi.

Soyons heureux de nous poser la question, de payer la rançon de la gloire. Et puis à Perpignan, il n'y a qu'à mettre Montoya au centre : il n'a pas l'air comme ça, mais je le soupçonne de savoir faire des passes. Une conclusion en forme de clin d'œil, pour un texte qui mêle analyse technique, humour et passion rugbystique.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale