MHR : « Peu de gens ont cru en nous », confie Caudullo après la victoire
MHR : Caudullo ému après la victoire à Bordeaux

Joan Caudullo, le manager du Montpellier Hérault Rugby (MHR), peinait à cacher son émotion après le succès arraché sur le terrain de Bordeaux-Bègles (21-23), samedi 25 avril. Une victoire qui illustre les progrès de son club et le rapproche des phases finales du Top 14.

Un match éprouvant

Interrogé sur le caractère éprouvant de cette fin de match, Caudullo a confié : « C’est un boulot sympathique, mais c’est éprouvant, très éprouvant. J’ai trouvé mes joueurs exceptionnels dans ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont réalisé. On s’était préparés toute la semaine pour faire ça. Quand on fait ce qu’on dit, ça amène beaucoup de valeur à ce groupe. » Il a ajouté : « Je crois qu’ils ont montré qu’ils avaient envie de bien finir cette saison et de faire des phases finales en Top 14. »

La clé de la victoire : agressivité et discipline

Interrogé sur ce qui a fait la différence, le manager a expliqué : « Je leur ai demandé énormément d’agressivité, mais en étant froid. On est peu pénalisés, hormis à la fin. Montpellier doit être à 100 % chaque week-end pour réaliser des bonnes performances. On l’a vu la semaine dernière, en termes d’intensité, à 80 % contre Perpignan, on s’est retrouvés en difficulté. Ce n’est pas beau à voir, mais aujourd’hui, ce qui m’intéresse, c’est qu’on arrive à gagner à Bordeaux, une grande équipe, et c’est pour moi quelque chose d’exceptionnel. Je leur ai dit que c’était bien, que ce n’était pas exceptionnel, mais j’espère qu’ils ne m’entendront pas. »

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La conquête, un secteur maîtrisé

Caudullo a également souligné le travail effectué dans la conquête : « Oui, on travaille beaucoup la conquête, que ce soit la mêlée ou la touche. Antoine (Battut, l’entraîneur de la touche) fait un boulot remarquable. Il avait déterminé des zones où on pouvait récupérer le ballon. Ça a justement permis à ce que Bordeaux n’excelle pas sur ses lancements de jeu. Notre marque de fabrique, c’est de mettre la pression, de ne pas lâcher, d’être toujours à la limite, de faire le moins de fautes possible. J’ai dit juste avant le match qu’il fallait qu’on mette de la violence. Mais cadrer cette violence. Il y a peu d’équipes qui sont capables de le faire. J’ai adoré ce match-là dessus, même si ce n’est pas le plus beau rugby. »

La deuxième place en ligne de mire

Interrogé sur les ambitions du MHR, désormais bien placé pour la deuxième place, Caudullo a répondu : « Bien sûr, on ne peut pas se cacher. Mais après, il faut remettre tout ça dans le contexte avec Bordeaux qui a une demi-finale la semaine prochaine. On avait mis cette stratégie en place pour les embêter et voir s’il y avait un moyen de faire quelque chose. Je le répète, aujourd’hui, on a deux clubs, dont Toulouse, qui sont au-dessus. Quand ils sont à 100 %, ils sont injouables. Et si on arrive à les mettre à 90 % ou 80 %, c’est là où il y a des opportunités. On a tenté notre chance samedi et ça a marché. »

Une émotion légitime

Visiblement ému, le manager a confié : « Aujourd’hui, les joueurs font des choses qui sont au-dessus de ce que je pensais cette année. Mais quand on sait d’où on vient… Il y a beaucoup d’émotion parce que ce club de Montpellier est important pour moi. Il m’a construit et le revoir en haut, c’est très positif. Je ne veux pas mettre trop d’émotion dans tout ça, mais je suis content qu’on reparle de Montpellier en positif. Je pense que peu de gens ont cru en nous. Notre président y a cru. On a des entraîneurs qui n’ont même pas de diplôme. Moi, j’en ai un, mais pas d’expérience. Bien sûr, les joueurs sont là et ce n’est pas moi qui plaque et qui mets la pression à leur place. Mais ce qu’on arrive à créer avec le staff, malgré ce peu d’expérience, on arrive à bien bosser. Je suis content de bosser avec ces mecs tous les jours. »

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