Le retour de Peato Mauvaka après une grave blessure au genou
Absent lors de la demi-finale de Champions Cup 2025 en raison d'une rupture des ligaments croisés du genou droit, le talonneur toulousain Peato Mauvaka sera bien présent ce dimanche pour le quart de finale contre l'Union Bordeaux-Bègles. Cette rencontre revêt une saveur particulière, car c'est précisément contre ce même adversaire que les Rouge et Noir ont perdu cette demi-finale, une défaite qui a profondément marqué le joueur.
« Faire le deuil » de la défaite et de la blessure
Peato Mauvaka évoque cette période avec franchise : « J'ai fait le deuil de ce truc-là, je n'ai pas ces pensées-là. Les grosses blessures, ça arrive. J'ai travaillé pour bien revenir, chaque match est important. » Le talonneur insiste sur le fait que revoir Bordeaux ne suscite pas de sentiments négatifs, mais plutôt une motivation accrue.
Il confie également l'émotion ressentie lors de la défaite des siens : « Nous, on n'avait pas eu la chance avec Antoine Dupont de jouer ce match-là… Et d'avoir vu les copains perdre cette demi-finale, ça nous avait fait mal au cœur. On a hâte d'être ce week-end. »
Une période de régénération familiale
La blessure a permis à Mauvaka de vivre pleinement les premiers mois de son fils, qui fêtera son premier anniversaire ce week-end. « Je suis tellement content de l'avoir eu à ce moment-là, parce que ça passe tellement vite. Si je ne m'étais pas blessé, je n'aurais peut-être pas vécu tous ces moments-là. »
Cependant, le joueur précise que cette période n'était pas nécessaire pour une régénération mentale : « Je n'avais pas besoin de ma blessure pour récupérer, je suis un joueur hyperactif. Je n'étais pas fatigué, mentalement, les semaines de vacances qu'on a, ça me suffit. Ça ne me dérange pas de beaucoup jouer. »
Les séquelles physiques et l'adaptation du jeu
Mauvaka admet ressentir encore une certaine gêne au genou droit : « Ce n'est pas tant qu'il est plus faible, mais je sais que j'ai un truc au genou droit, que sur certains mouvements, sur un appui à droite, je ne suis pas totalement en confiance. Je ne ferai pas comme je faisais avant. »
Cette blessure a modifié son style de jeu : « Je défends beaucoup plus qu'avant. Ça ne s'est pas vu parce que ce week-end, j'ai touché des ballons. Mais jusqu'à ce week-end, je défendais plus que j'attaquais. J'ai compris qu'il fallait que je sois sûr sur les bases. J'essaie de faire des efforts sur les touches, les mêlées et la défense. »
Le retour à la compétition et la confiance
L'élément qui a mis le plus de temps à revenir selon Mauvaka est la touche : « Mentalement, j'ai besoin de jouer, même si je fais des erreurs. Souvent, j'ai fait des erreurs, et après, je suis parti en équipe de France. Le fait de beaucoup jouer, c'est ça qui me fait prendre de la confiance. C'est un tout : la connexion avec les joueurs, les gestes, la pression. »
Prévisions pour le choc contre Bordeaux
Mauvaka s'attend à un match intense : « Un gros combat. Quand on regarde nos matches en huitièmes, on a l'impression que c'est un jeu hyper ouvert. Mais quand on y est, c'est beaucoup de combat. »
Il analyse la récente défaite contre l'UBB : « Le match chez eux, il y a trois semaines, le score était lourd, mais en regardant bien le match, il y a eu beaucoup de combat. Surtout la première mi-temps, ça a tapé des deux côtés. C'est la deuxième mi-temps où on a un peu explosé. Mais ça fait partie du travail qu'il faudra faire pour ne pas lâcher et toujours rester dans le match : ça donne une grosse guerre. »
Le talonneur toulousain aborde donc ce quart de finale avec une combinaison d'expérience douloureuse, de motivation renouvelée et d'adaptations techniques, déterminé à contribuer à la réussite des Rouge et Noir dans cette édition 2025 de la Champions Cup.



