Le manager dacquois aborde avec enthousiasme la réception de Provence Rugby à Bayonne
Manager dacquois enthousiaste pour Provence Rugby à Bayonne

Un manager dacquois tourné vers l'avenir malgré les déceptions récentes

Malgré les frustrations accumulées ces dernières semaines, le manager dacquois aborde avec un enthousiasme palpable la réception de Provence Rugby, délocalisée à Bayonne ce vendredi à 19h30. Le match se déroulera dans le stade Jean-Dauger, qui porte le nom de son grand-père, ajoutant une dimension personnelle à cette rencontre sportive.

Les frustrations d'un match mal maîtrisé

« Oui, je suis apparu frustré à l'issue du match contre Aurillac », reconnaît le manager. « Même si les conditions étaient difficiles, nous menions 19-0 à la 60e minute en maîtrisant notre match, mais en ratant des occasions décisives. » L'entraîneur explique avoir effectué sept changements simultanés, une pratique inhabituelle pour lui, ce qui a conduit à une accumulation d'erreurs. « Nous avons encaissé 15 points face à une équipe qui n'avait pas été dangereuse jusque-là. Cette frustration est d'autant plus vive que tous les points comptent dans cette phase de la saison. »

Le manager souligne que son équipe avait déjà laissé échapper des points précieux à Carcassonne et Béziers lors du bloc précédent, dans des matchs où elle ne semblait pourtant pas en danger. « Je m'en veux aussi à moi-même. Peut-être que certains joueurs ne jouent pas assez régulièrement et manquent de confiance. Mais je ne dispose pas d'un roulement tous les deux matchs et j'essaie systématiquement d'aligner l'équipe la plus apte à remporter la victoire. »

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La lourde sanction administrative qui pèse sur l'équipe

Autre source de déception récente : la confirmation par la commission d'appel de la Fédération française de rugby du retrait de 9 points. « Il y avait à la fois un espoir de récupérer des points mais aussi une menace, car apparemment nous sommes passés près d'une relégation ! », révèle le manager.

Ce qui le dérange particulièrement, c'est la perception que la Fédération aurait de cette sanction. « La Fédération a l'impression de nous faire un cadeau en nous maintenant en Pro D2. Oui, il y a eu des fautes administratives, des problèmes de délai, mais avec notre masse salariale, je n'ai pas l'impression que nous fassions de gros excès. »

« Punir une équipe de 14 points, c'est sans précédent et c'est surtout très dur », insiste-t-il. « Nous devrions être seuls septièmes avec 45 points. Cette sanction, cumulée à la fin de match ratée contre Aurillac et à l'article erroné annonçant deux heures avant le match que nous avions perdu 9 points supplémentaires... Ça faisait beaucoup pour une même journée ! »

Un match décisif dans des conditions particulières

Face à Provence Rugby, le match se jouera à Bayonne sur terrain semi-synthétique, des conditions radicalement opposées à celles des derniers matchs. « Nous sommes devant un paradoxe intéressant », analyse le manager. « Les joueurs aiment jouer à Boyau où ils ont leurs repères, c'est leur stade, avec une série de sept victoires consécutives à l'actif. Mais même si nous avons un pack lourd, nous disposons aussi de joueurs qui se déplacent rapidement et aiment porter le ballon. Nous ne sommes pas des joueurs de boue ! »

Le manager rappelle que son équipe a déjà remporté des victoires sur terrain synthétique, notamment à Biarritz. « Nous endosserons le rôle du challenger. Provence Rugby est deuxième au classement, tandis que nous devrions considérer ce match comme une opportunité de nous hisser parmi les six premiers. C'est exactement ainsi que j'ai envie que nous abordions cette rencontre. »

Il exprime son souhait de voir ce match devenir une référence pour la fin de saison. « J'ai envie que nous livrions un vrai match contre une très bonne équipe qui propose un rugby varié et complet. Provence Rugby possède des joueurs expérimentés et très puissants en première ligne, qui tapent fort et contestent efficacement au sol. Ils disposent également de beaucoup de vitesse dans les lignes arrière et d'une charnière qui anime remarquablement le jeu. »

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Malgré le défi, le manager se montre confiant : « Il me semble que nous sommes plutôt en bonne forme, nous nous entraînons bien. Le challenge est beau, dans des conditions originales. Il me tarde que l'arbitre donne le coup d'envoi... »

Un retour chargé d'émotion au stade familial

Quels sentiments animent le manager à l'idée de revenir en tant qu'entraîneur dans le stade Jean-Dauger, qui porte le nom de son grand-père ? « Je suis content de retourner chez 'Aitatxi' ! », s'exclame-t-il, utilisant le terme basque pour grand-père. « Il y aura ma famille, mes enfants, mes amis. C'est un beau rendez-vous, chargé de sens. »

Bayonne occupe une place particulière dans son cœur. « Bayonne est ma ville et je l'adore ! J'habite à seulement 5 minutes à pied du stade. Je vais régulièrement voir jouer l'Aviron, j'aime ce stade et son ambiance unique. »

Le manager évoque ses souvenirs d'enfance : « J'ai grandi entre le Parc des Sports et la salle Lauga où vivait mon grand-père. J'ai passé 99% de mon enfance dans ce quartier et je n'y garde que de beaux souvenirs. »

Son passage à l'Aviron Bayonnais, d'abord en tant que joueur puis comme entraîneur, a marqué sa carrière. « Cette expérience m'a fait vivre des hauts et des bas, mais surtout beaucoup de très bons moments, dont deux montées en Top 14 et un titre de champion de France de Pro D2 en 2019. »

Il conclut avec optimisme : « J'apprécie vraiment que nous puissions aller jouer là-bas. Nous serons certainement mieux accueillis qu'à Mont-de-Marsan, où nous aurons le temps de retourner... »