L'entraîneur de l'US Bazas se confie sur son rôle et ses ambitions
À l'été 2025, soit sept ans après avoir raccroché ses crampons de buteur, Julien Lavie a effectué une transition remarquée vers le rôle d'entraîneur en rejoignant Yann Dessis à la tête de l'US Bazas. L'ancien demi d'ouverture de l'UBB et du Stade Langonnais exprime un véritable enthousiasme pour cette nouvelle fonction qui marque un tournant dans sa carrière sportive.
Une première expérience d'entraîneur positive et exigeante
Comment vivez-vous cette première expérience d'entraîneur ? Ça se passe très bien, je suis content du club et de mon duo avec Yann. Franchement, je suis satisfait. Bien sûr, c'est du temps et du travail. C'est difficile, mais positif. Cette aventure représente un défi quotidien qui demande un investissement total, mais les résultats commencent à se faire sentir.
Un duo complice avec Yann Dessis
Quel regard portez-vous sur votre duo avec Yann Dessis ? Le travail en duo se passe naturellement très bien. J'avais peu de doutes, et c'est pour ça que j'avais accepté d'entraîner, parce que je connaissais bien Yann, autant le joueur que l'homme que j'apprécie. Comme je l'avais dit aux présidents, je ne me serais pas lancé dans cette aventure si ça n'avait pas été avec lui. On se partage les tâches, on est vraiment binôme. Il n'y a pas de hiérarchie. Cette collaboration fluide et équilibrée constitue un atout majeur pour le club.
L'évolution progressive du groupe
Quelle analyse faites-vous de l'évolution du groupe ? On a eu un début de saison un peu compliqué, on a essayé beaucoup de joueurs, de formules, avant de trouver une meilleure carburation. On a aussi eu des blessés importants. Depuis décembre, ce que l'on fait est cohérent, le groupe progresse. C'est ce qui m'intéresse le plus, qu'on soit meilleurs qu'en début d'année, que l'on progresse au fil de la saison.
On a des joueurs impliqués, parfois un peu trop, mais c'est un très bon groupe, à l'écoute et travailleur. On est beaucoup mieux qu'en début de saison, avec une conquête retrouvée. On a progressé sur plusieurs points :
- La discipline
- La défense
- La partie offensive
Il ne faut surtout pas lâcher maintenant. Cette progression constante témoigne de l'engagement collectif et de la maturité grandissante de l'équipe.
Les objectifs de fin de saison en Fédérale 2
Aujourd'hui, l'USB est quatrième de la poule 7 de Fédérale 2, à quatre journées de la fin. Quel est l'objectif ? L'objectif est maintenant de se qualifier, après, on verra. On a fait le travail pour être dans les six premiers, pour l'instant on est dans les clous, c'est très bien. On est à la lutte. Il faudra encore a minima gagner tous nos matchs à la maison et peut-être gagner un match à l'extérieur pour espérer être dans les six.
Le défi du match contre Castillon
Dimanche prochain, vous recevrez à Castagnolles un gros morceau, Castillon... On se prépare à affronter la meilleure équipe de la poule, qui est première avec deux matchs de retard. On va essayer de créer l'exploit. Cette rencontre représente un test crucial pour valider les progrès réalisés et démontrer la capacité de l'équipe à rivaliser avec les meilleures formations.
La perspective d'une montée en Fédérale 1
Votre capitaine Ronan Chambord a évoqué son souhait de monter en Fédérale 1. Est-ce envisageable ? Non, je ne pense pas que le club soit prêt cette année et ça me semble vraiment prématuré de parler de montée pour un club qui ne s'est jamais qualifié depuis qu'il est en Fédérale 2. On va faire les choses dans l'ordre. Il reste quatre matchs, on va d'abord essayer de se qualifier. Ce serait historique. Cette approche pragmatique et progressive reflète une vision réaliste du développement du club.
L'avenir incertain de Julien Lavie à la tête du club
Serez-vous à la tête des Ciel et Blanc l'an prochain ? Je ne sais pas encore si j'entraînerai ou pas. On verra déjà si on se qualifie, ce sera un indicateur parmi tant d'autres pour savoir si on continue ou non. En tout cas, c'est beaucoup trop tôt dans la saison pour en parler. Cette incertitude planant sur l'avenir ajoute une dimension supplémentaire aux enjeux de fin de saison.



