Le Stade Rochelais Basket rate le coche à domicile et se met sous pression pour la fin de saison
Les Jaune et Noir n'ont pas su tirer profit d'un calendrier qui semblait pourtant taillé sur mesure pour eux, notamment lors des deux dernières réceptions en l'espace de trois jours. Cette situation les place désormais sous une pression considérable pour la fin de la saison régulière.
Un calendrier favorable gâché par des performances décevantes
Gaston-Neveur était censé être le coffre-fort à victoires de cette fin de phase régulière pour le Stade Rochelais Basket. En effet, Gaëtan Clerc et ses coéquipiers bénéficiaient d'un programme très avantageux avec sept matchs à domicile sur les onze rencontres restantes. Une opportunité presque cousue main pour valider une place dans le top 10 et se qualifier pour les phases finales.
Malheureusement, la séquence à domicile est passée sans produire les résultats escomptés. En quinze jours seulement, La Rochelle s'est inclinée trois fois d'affilée dans son antre, une première cette saison. Cette série noire n'a été que faiblement compensée par un succès à Challans (76-83), face à une équipe que tout le monde bat habituellement.
Des défaites qui piquent l'ego et remettent en question les ambitions
Si la défaite contre Pau (81-85), l'équipe la plus en forme du moment avec huit victoires consécutives, pouvait être considérée comme « admissible », les deux autres revers sont de véritables échecs cuisants. Perdre deux fois en soixante-douze heures à domicile, face à des formations dites de son « championnat », a profondément blessé l'orgueil des joueurs et du staff.
Germain Castano, l'entraîneur du SRB, livre une analyse lucide de la situation : « C'est un sentiment qui n'est pas agréable, même si les circonstances sont bien différentes. L'énergie que l'on a vue ce soir (défaite 88-98 contre Nantes), j'aurais voulu que l'on la mette trois jours plus tôt (défaite 80-83 contre Rouen)… Je suis sûr que cela nous aurait permis de prendre ce match-là. C'est dommage, le début de la semaine est bon avec une victoire à l'extérieur ; ensuite avec deux matchs à domicile il y a un coup à jouer, mais tu finis à 0/2. Bien sûr que c'est décevant mais je ne peux rien reprocher à mes joueurs après cette rencontre. »
La nécessité de rebondir à l'extérieur pour sauver la saison
Jérôme Sanchez partage le constat de son entraîneur sur ce virage mal négocié : « C'étaient deux gros matchs à domicile par rapport à notre objectif, mais c'est l'Élite 2 et ses séries de victoires et de défaites… La chose qui est sûre désormais c'est qu'on doit aller gagner des matchs à l'extérieur. Il le faudra, pour pouvoir finir à l'une de ces bonnes petites places permettant de repousser la fin de saison. »
Les enjeux sont clairs : le club doit viser les playoffs (de la 2e à la 6e place) ou au moins le play-in (de la 7e à la 10e place) pour prolonger sa saison.
Des lacunes statistiques qui expliquent les contre-performances
Si dans l'attitude, les Jaune et Noir ont cette fois répondu présent, ils ont encore connu des absences criantes dans le jeu, notamment en défense. En deux rencontres, le Stade Rochelais Basket a encaissé 83 puis 98 points, des chiffres trop élevés pour espérer l'emporter.
Germain Castano détaille les problèmes : « On ne fait que 2 kills défensifs contre Nantes, c'est dur de gagner dans ces conditions. Même si on jouait sans nos deux pivots (Daniel Oladapo, blessé, et Babacar Mbye, malade), on a pris beaucoup de points dans la raquette. Un peu trop… On a aussi fait des cadeaux, notamment sur 4 tirs ouverts à 3 points, soit 12 points. »
Les statistiques révèlent d'autres faiblesses pénalisantes :
- Le différentiel des lancers-francs tentés a été défavorable (16 et 14 contre 29 et 26 pour Rouen et Nantes).
- Le rebond offensif a été déficitaire (8 et 11 contre 15 et 14).
- Le rebond global a également souffert (28 et 26 contre 42 et 36).
Ces lacunes dans des domaines clés ont été déterminantes dans des matchs serrés où chaque détail compte.
Une semaine cruciale pour préparer la réaction à Caen
Le club portuaire dispose désormais d'une semaine entière de travail pour se ressaisir et préparer le déplacement à Caen, prévu vendredi à 20 heures. Ce match revêt une importance capitale pour redonner de l'élan à l'équipe et relancer ses ambitions de fin de saison. La pression est maximale, mais l'occasion de se racheter est là, à condition de corriger les erreurs commises lors des récentes rencontres.



