Stade Montois Rugby dévoile son impact économique avant les municipales
Impact économique du Stade Montois Rugby avant les municipales

Le Stade Montois Rugby dévoile son poids économique à la veille des municipales

Le club jaune et noir a présenté, la semaine dernière, les résultats de l'étude menée par le Centre du droit et d'économie du sport de Limoges. Un timing particulièrement bien senti, à quelques jours seulement d'élections municipales très attendues dans la région.

Une étude stratégique envoyée à tous les candidats

Le 6 mars, le Stade Montois Rugby a dévoilé le rapport du CDES concernant son impact économique dans le bassin montois. Ce document a été systématiquement envoyé à tous les candidats aux municipales, comme pour rappeler concrètement au futur maire ce que le président Jean-Robert Cazeaux répète régulièrement à ses partenaires : un euro versé dans le club est un euro bien investi.

« L'étude a été commandée en mars 2025 par certains clubs professionnels sur proposition de la Ligue de Rugby et sur la base du volontariat », précise Guillaume Gouze, consultant au CDES et ancien membre de la commission Stades de la LNR. Contrairement à son voisin montois, l'US Dax n'a pas souhaité participer à cette initiative.

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Un impact économique significatif évalué à 4,07 millions d'euros

Contrairement au rapport concernant Basket Landes en septembre 2025, qui portait sur le « poids économique » avec les retombées sur l'ensemble de l'économie nationale, celui sur le Stade Montois se concentre spécifiquement sur « l'impact économique » local, c'est-à-dire le bassin de Mont-de-Marsan et son agglomération.

Les chiffres sont éloquents : le poids économique du Stade est évalué à 11 millions d'euros, tandis que l'impact économique direct s'élève à 4,07 millions. Le Centre de Limoges estime par ailleurs qu'un euro d'argent public investi génère 11,60 euros d'impact économique sur le territoire.

« Le ratio est bien moindre pour Basket Landes », se félicite Jean-Robert Cazeaux, non sans rappeler que le club a investi « plus de sept millions dans ses infrastructures, non pris en compte dans l'étude ».

Un club qui capte moins d'argent public

« Cela indique une forte capacité à capter des revenus extérieurs et à les réinjecter sur le territoire », analyse Guillaume Gouze. « Cela veut aussi dire que le club capte moins d'argent public. »

Jean-Robert Cazeaux confirme avec enthousiasme : « On doit être au 15e ou au 16e rang en participation d'argent public ! »

Les autres indicateurs clés révélés par l'étude :

  • 5 177 spectateurs de moyenne par match
  • 127 emplois équivalent temps plein soutenus
  • 1,48 million d'euros de contributions sociales et fiscales

« Ces chiffres valorisent l'apport local du club », poursuit le consultant du CDES. « Pour le territoire, c'est une bonne affaire d'avoir un club pro. »

Un vecteur d'engouement local incontestable

Le club reste un « vecteur d'engouement » majeur : 78 % des spectateurs reconnaissent son rôle dans le rayonnement local. Concernant la proximité avec les voisines basketteuses championnes de France, Guillaume Gouze estime que « c'est plutôt un avantage d'avoir deux clubs pros pour le rayonnement, l'identité locale, le croisement des réseaux ».

Alain Castagnet, ex-dirigeant devenu conseiller du président Cazeaux, nuance cependant : « Les fonds publics accordés à Basket Landes sont sans commune mesure avec ceux accordés au rugby. »

Six millions d'euros de salaires directement injectés localement

Isabelle Bugat, directrice générale des services, souligne un aspect crucial : « L'étude n'a pas mesuré le pouvoir d'achat consécutif aux 6 millions d'euros de salaires chargés ». Elle ajoute : « Une entreprise qui verse 6 millions par an directement à ses salariés, à Mont-de-Marsan, il y en a peu. »

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Tous ces éléments font du Stade Montois Rugby un « élément indispensable de la vie locale », affirme Jean-Robert Cazeaux, qui souhaite « sensibiliser les acteurs locaux au sujet de cette importance ». Il conclut : « Le club ne vit pas au crochet des collectivités, mais il est important à la vie de ces collectivités. »

À quelques jours à peine des municipales, après restitution du rapport fin février, le timing de cette communication apparaît comme particulièrement bien calculé pour rappeler aux futurs élus la valeur économique et sociale du club sur son territoire.