Un match décisif aux rebondissements incessants
Le deuxième match des finales de Ligue Magnus entre Grenoble et Bordeaux a tenu toutes ses promesses de suspense et d'intensité. Ce samedi soir à la patinoire Polesud de Grenoble, devant 4208 spectateurs, les Brûleurs de loups ont finalement arraché la victoire aux tirs au but (3-2), égalisant ainsi dans la série après leur défaite lors du premier match.
Un début de match dominé par les Boxers
Les Bordelais, portés par leur victoire initiale, sont entrés dans le match avec une détermination remarquable. Sous l'impulsion de Morin et Leborgne, les Boxers ont immédiatement imposé leur rythme et leur qualité de vitesse, asphyxiant littéralement les Grenoblois pendant tout le premier tiers-temps. Le gardien grenoblois Pintaric a dû réaliser plusieurs arrêts décisifs, notamment sur Poudrier à la 13ème minute, tandis que son homologue bordelais Papillon n'était que peu sollicité.
La domination bordelaise s'est concrétisée à la 16ème minute lorsque Morin a ouvert le score lors d'une supériorité numérique, profitant d'une pénalité de Boivin. Les signes de faiblesse des Grenoblois étaient alors patents, épuisés par leur course incessante derrière le palet.
Le réveil grenoblois dans le deuxième tiers
Le deuxième acte a vu un renversement complet de situation. Les Brûleurs de loups, sous la direction d'Edo Terglav, ont adopté un jeu plus direct et agressif qui a commencé à gêner sérieusement les Boxers. Les arbitres Barcelo et Rauline ont sanctionné à trois reprises les Bordelais, offrant des opportunités précieuses aux Grenoblois.
Kulbis-Marino a égalisé à la 25ème minute d'un slap shot puissant qui a trompé Papillon. Puis, à quelques secondes de la fin du tiers, Beauchemin a réalisé un magnifique numéro individuel pour loger le palet dans la lucarne opposée, donnant l'avantage aux siens (2-1).
L'ultime rebondissement et la décision aux tirs
Dans le dernier tiers, les Girondins ont retrouvé leur énergie et sont parvenus à égaliser grâce à Giroux à la 50ème minute, sur une action où le palet a effectué une trajectoire aérienne avant de finir sa course au fond des filets. Les dix minutes de prolongation n'ont pas permis de départager les équipes, conduisant au verdict des tirs au but.
Dans cet exercice décisif, seul Treille a réussi à tromper Papillon, tandis que les cinq tireurs bordelais échouaient successivement face à Pintaric. Cette performance du gardien grenoblois, auteur de 42 arrêts durant le match, a été déterminante pour la victoire finale des siens.
Une série parfaitement relancée
Avec cette victoire arrachée dans la douleur, Grenoble égalise dans la série et relance complètement la finale. Les deux équipes se retrouvent désormais à Mériadeck pour les matchs 3 et 4, où tout reste possible dans cette splendide confrontation pour le titre de champion de France.
Les statistiques du match reflètent l'intensité de la rencontre : Grenoble a bénéficié de 12 minutes de pénalité contre 10 pour Bordeaux, et les tirs au but ont finalement fait la différence dans un match extrêmement serré où chaque équipe a montré ses qualités à tour de rôle.



