Aaron Grandidier face à l'UBB : Un match crucial pour la Section Paloise
Grandidier : Le match contre l'UBB est crucial pour Pau

Un choc capital pour la Section Paloise

Dimanche soir à 21h05, au stade du Hameau, l'ailier de la Section Paloise Aaron Grandidier tentera de contrer la puissance offensive de l'Union Bordeaux-Bègles. Ce match oppose le deuxième au troisième du Top 14, avec pour enjeu majeur la possibilité de prendre une option pour le top 2 en fin de saison.

Un contexte particulièrement important

Interrogé sur l'importance de cette rencontre, Aaron Grandidier est clair : "Certainement. Le 2e reçoit le 3e, le vainqueur prendra une option pour le top 2. Il y a aussi cet enjeu de rester invaincu au Hameau cette saison... Le contexte fait que c'est un match important. Mais chaque rencontre le deviendra de plus en plus." Le joueur précise cependant qu'il ne fait pas de fixette particulière sur ce match, considérant que tous les affrontements à venir auront leur importance dans la course au titre.

Des performances aériennes sous surveillance

Questionné sur son rendement dans le jeu aérien, un de ses points forts en début de saison qui semble avoir fléchi récemment, Grandidier nuance cette analyse : "Je ne suis pas d'accord avec vous. Il y a juste des moments où nous étions moins en réussite. Face à Toulon, on a été plutôt très performants, à Toulouse aussi. Je dirais juste que la saison est longue, que c'est un geste technique difficile, et qu'on est de plus en plus attendus dans ce domaine-là."

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Le joueur reconnaît cependant que les équipes adverses se préparent spécifiquement pour contrer cette arme : "Oui, tout le monde voit qu'on s'appuie beaucoup là-dessus. En parlant avec d'autres mecs d'autres équipes, je sais que c'est un point sur lequel ils insistent vraiment quand ils nous affrontent."

Une opportunité de remise en route

Affronter l'UBB en prime time dimanche soir représente selon lui une excellente occasion de renouer avec le succès : "Je le pense. Que ce soit l'UBB ou n'importe quelle autre équipe. On n'a pas été très bons le week-end dernier, je n'ai pas été bon non plus. C'est une opportunité de remettre les pendules à l'heure."

Concernant la concurrence pour une place en équipe de France, Grandidier reste pragmatique : "Pour ce qui est de la concurrence en équipe de France, je ne me fie pas du tout à ça. J'essaie de contrôler ce que je peux, sans me faire des films ou en faire des caisses sur l'aspect narratif. Il m'importe peu. J'essaye juste de me concentrer sur ce que j'ai à faire."

Les ambitions bleues et les axes de progression

Sur ses chances d'intégrer le groupe des 23 joueurs sélectionnés pour le XV de France, l'ailier palois reste mesuré : "Je ne sais pas si je suis la meilleure personne pour vous répondre, car je n'ai pas eu de retour du staff de l'équipe de France. Les mecs qui sont devant moi (Bielle-Biarrey, Dréan, Attissogbe...) sont très dominants."

Il identifie cependant des domaines où il peut progresser : "Je suis plutôt conscient de mes points forts et de mes points faibles. J'ai certainement un axe de développement au niveau défensif. Je me suis déjà amélioré depuis mes débuts à Pau mais il y a encore des progrès à faire. Je ne suis toujours pas, non plus, à mon potentiel maximum au niveau offensif."

Grandidier précise ses ambitions offensives : "Avec ma vitesse, mon agilité, je dois être plus performant ballon en main, il faut que je casse plus de plaquages, que je batte plus défenseurs. J'ai l'impression d'être encore loin de ce que je peux donner."

L'apport du rugby à sept

Évoquant l'engouement actuel autour des joueurs issus du rugby à sept comme Jefferson-Lee Joseph ou Andy Timo, Grandidier explique : "Il n'y a pas grand-chose à expliquer. À sept ou à quinze, ce sont des bons joueurs de rugby. Le sept nous a permis de montrer au monde les qualités qu'on avait, de donner au club l'opportunité de saisir notre chance, de nous éclater, de prendre confiance."

Le titre olympique de 2024 a selon lui changé la perception des quinzistes : "C'est effectivement venu des performances de l'équipe de France à sept. Au fil des années, on a été de plus en plus performants, ça s'est vu. Les JO ont clairement mis en lumière notre discipline."

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Les mouvements au sein du club

Par ailleurs, la Section Paloise prépare déjà son avenir. Le journal L'Équipe a confirmé l'arrivée prochaine de l'international de 28 ans Vergnes-Taillefer, non conservé par l'UBB en raison du salary cap. Le joueur, qui compte une sélection en équipe de France, renforcera la troisième ligne paloise l'été prochain, bien que la durée de son contrat n'ait pas encore été communiquée.

En parallèle, le club béarnais a officialisé la prolongation de Thomas Jolmes jusqu'en 2028. Le deuxième ligne de 30 ans, actuellement en pleine forme et remplaçant d'Hugo Auradou, a convaincu les dirigeants palois de prolonger son contrat pour les deux prochaines saisons, avec une année supplémentaire en option.