Une finale cruciale pour les joueuses du Biarritz Olympique
Dimanche 19 avril, à Mérignac, les joueuses du Biarritz Olympique s'élanceront dans la finale de Nouvelle-Aquitaine de Fédérale 2 contre Villeneuve-de-Marsan. Ce rendez-vous revêt une importance majeure pour une équipe largement remaniée durant l'intersaison, mais qui a su se reconstruire pas à pas pour se hisser à ce niveau. Les BOtés ont décroché leur place après une demi-finale âprement disputée, remportée 14 à 7 face à Mussidan. Une rencontre tendue, au goût particulier pour le staff technique, dans un contexte jugé délicat en raison des défis accumulés.
Un parcours semé d'embûches
« On revient de loin », résume l'entraîneur Guillaume Roux, évoquant les blessures, la défaite en finale du terroir contre l'AS Bayonnaise, et un groupe contraint de se resserrer. Les Biarrotes ont livré « une très belle première mi-temps » avant de souffrir en fin de match, pour une victoire « qui a fait du bien au moral ». Cette qualification prend d'autant plus de poids que la saison n'avait rien d'évident au départ, avec un groupe renouvelé à 50%.
Guillaume Roux explique : « Le groupe a été revu à 50% à l'intersaison. Des cadettes sont montées, des joueuses sont arrivées d'Urrugne, d'autres, venues de Saint-Martin-de-Seignanx, découvraient le rugby à XV. Il a fallu rebâtir depuis le début. » Le début de championnat a été compliqué, avec deux défaites lors des trois premiers matchs, mettant l'équipe sous pression dans la course aux deux premières places. Finalement, les Biarrotes ont terminé deuxièmes de leur poule, portées par une progression continue.
Une équipe qui a évolué
« L'équipe a beaucoup évolué, rugbystiquement mais aussi dans la cohésion et l'état d'esprit », souligne l'entraîneur. L'effectif s'est structuré au fil des mois, avec une cinquantaine de joueuses aujourd'hui, dont plus de 40 ont participé au championnat. « On a un groupe homogène, avec de la qualité », note Guillaume Roux, tout en reconnaissant qu'en cette fin de saison, « ça commence à tirer sur les organismes ».
Une rivalité bien connue
Face à elles, Villeneuve-de-Marsan ne sera pas une inconnue. « On les connaît bien, ça fait plusieurs années qu'on les joue régulièrement », explique Guillaume Roux. Les deux équipes se sont affrontées à deux reprises cette saison, pour une victoire chacune. « Il y a une petite rivalité », glisse-t-il. Le technicien décrit une équipe « complète », capable de proposer du mouvement comme du défi physique, et dotée d'un solide état d'esprit. Sur le papier, il accorde même un léger avantage aux Landaises, « 55-45 », en rappelant qu'elles ont terminé premières de poule. À ses joueuses, désormais, de « déjouer les pronostics ».
Les enjeux de la finale
À l'approche de la finale, place aux réglages. « On travaille davantage les détails, parce que ce sont eux qui font la différence sur ce type de match », explique Guillaume Roux. La préparation intègre aussi un volet mental, certaines joueuses découvrant ce niveau de rendez-vous. Une victoire aurait une portée particulière, pour récompenser le travail accompli cette saison, mais aussi pour l'histoire du club. « Les filles avaient été écartées du Biarritz Olympique il y a deux saisons, on avait gagné le titre sous le maillot des FAR », rappelle l'entraîneur. Depuis leur retour sous les couleurs rouges et blanches, offrir au BO son premier titre de ligue en rugby féminin serait un symbole fort.
Un soutien logistique organisé
Pour accompagner l'équipe, un déplacement de supporteurs est organisé. Un bus partira dimanche à 11 heures depuis le local Aupa BO à Biarritz, direction Mérignac, où le coup d'envoi est prévu à 16 heures au stade Marie-Houdré. Le trajet est proposé au tarif de 20 euros, sur inscription au 06 21 34 02 44 ou via les réseaux sociaux.



