Le capitaine du XV de France se concentre sur la victoire face à l'Écosse au Six Nations
Capitaine France : focus sur victoire Écosse au Six Nations

Le capitaine du XV de France se prépare pour l'affrontement décisif contre l'Écosse

À l'issue du Captain Run vendredi, le capitaine tricolore a partagé ses réflexions avant le choc contre l'Écosse samedi à 15h10, lors de la quatrième journée du Tournoi des Six Nations à Édimbourg. Interrogé sur la possibilité de remporter le tournoi dès demain selon les résultats, il a répondu avec pragmatisme.

L'objectif principal est de gagner le match, a-t-il déclaré. On sait combien les déplacements ici sont difficiles. On n'a pas besoin de parler de la qualité de l'équipe d'Écosse, encore plus depuis le début de ce tournoi. Donc notre principal focus est là pour le moment. On attendra de voir la suite.

Les leçons du passé et l'expérience acquise

Évoquant la défaite 28-17 il y a six ans lors d'une situation similaire, le capitaine a reconnu que les circonstances se ressemblent. On est quelques-uns à avoir vécu ce match-là. On l'a évoqué dans la semaine. Je pense qu'à cette époque-là, on n'était pas expérimentés pour jouer les premiers rôles dans le tournoi. Aujourd'hui, on peut mieux appréhender ce genre de match. Je l'espère en tout cas, pour ne pas faire les mêmes erreurs que celles qui nous ont coûté cher dans le passé.

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Concernant l'ambiance particulière de Murrayfield, il a nuancé : Moi, j'ai envie de dire que c'est comme dans tous les stades de ce tournoi. On a la chance de jouer dans des enceintes magnifiques, mais qui peuvent s'avérer hostiles quand on n'est pas chez nous. C'est ce qui fait la magie de ce tournoi. Mais ici, comme ailleurs, c'est sûr que quand on sent le public pousser derrière l'équipe d'Écosse, c'est toujours particulier pour nous. Mais je pense qu'on est préparés à ça.

La pression des supporters et la motivation de l'équipe

Avec 67 000 supporters annoncés à Murrayfield, le capitaine a assuré que cela n'ajoutait pas de pression. De la pression, non, au contraire. Ça nous motive et on sait qu'on aura cet appui et ce soutien pendant le match. Ça nous a beaucoup portés à Cardiff : on entendait vraiment les supporters et ça nous donne de l'énergie quand on est sur le terrain. Je pense qu'on en aura besoin demain. Donc non, c'est plus positif qu'autre chose.

Sur le vestiaire de Murrayfield, il a plaisanté : C'est surtout compliqué pour le staff, parce qu'il n'y a pas beaucoup d'espace pour eux. Pour nous les joueurs, c'est un peu plus exigu que ce qu'on connaît d'habitude, mais on n'est pas mal lotis. C'est surtout plus compliqué pour eux.

L'Écosse : une équipe redoutable et dangereuse

Interrogé sur la crainte de l'équipe écossaise, souvent présentée comme le match le plus dur du tournoi, le capitaine a répondu : Si notre premier match du tournoi avait été Écosse – France, personne n'aurait dit que c'était le plus dur du tournoi. Mais évidemment, dans la posture où on est aujourd'hui, oui, certainement. Comme je le disais, cette équipe d'Écosse est plus que dangereuse. C'est sûrement l'attaque la plus dangereuse du tournoi, avec une ligne de trois-quarts qui possède énormément d'individualités. Ils l'ont montré lors des derniers matchs. On a les clés pour rivaliser avec eux. Mais il faudra être au maximum de notre concentration et de notre intensité.

Il a ajouté sur le style de jeu : Je l'espère en tout cas, qu'il y aura du spectacle. C'est une équipe qui aime porter le ballon, qui aime envoyer du jeu. Nous aussi, on apprécie ce style et ces conditions-là. Donc j'espère qu'il y aura beaucoup de jeu. Mais il ne faut pas perdre l'essence même : gagner le match, et pas seulement faire le spectacle. Mais si on peut avoir les deux, c'est évidemment tant mieux.

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Le rugby instinctif et l'équilibre à trouver

Répondant au sélectionneur écossais qui qualifiait le jeu français d'instinctif, le capitaine a expliqué : Moi, je suis habitué à ce rugby-là, notamment à Toulouse. C'est vrai qu'ici aussi on fonctionne beaucoup à l'instinct et aux opportunités, même si on a un cadre défini. Mais pour les équipes adverses, c'est peut-être plus difficile de nous lire puisque parfois même nous, on ne sait pas vraiment ce qu'on va faire. Ça peut être une qualité, mais aussi un défaut. Par moments, ça nous a coûté cher, même dans le passé récent. Donc il faut réussir à garder cet équilibre entre ordre et désordre.

Sur la prise de score rapide dans les trois premiers matchs, il a précisé : Non, pas vraiment. Ce sont surtout des faits de jeu qui nous ont permis de prendre le score. Par exemple contre l'Italie, on est restés longtemps bloqués à 19 - 8 et c'est resté serré pendant une bonne partie du match. Donc on a eu des scénarios différents. Il faut être prêts à tout : marquer vite ou au contraire que ce soit plus difficile. L'essentiel, ce sera de mener à la fin.

Le soutien de Philippe Sella et l'importance de la récupération

Évoquant la présence de Philippe Sella, le capitaine a souligné : J'ai déjà eu l'opportunité de le rencontrer par le passé. C'est quelqu'un qui est à fond derrière nous. On voit parfois d'anciens joueurs qui ne sont pas toujours positifs avec le XV de France. Mais lui au contraire est toujours notre premier supporter. Il nous envoie des messages pour nous encourager. C'est toujours inspirant d'avoir quelqu'un avec une carrière comme la sienne, le joueur qu'il a été et ce qu'il a représenté pour l'équipe de France. Ça nous nourrit de l'intérieur et j'espère que ça nous portera demain aussi.

Sur la semaine de récupération après les trois premiers matchs, il a ajouté : Oui, ce sont toujours des périodes hyper importantes. Cette compétition est quand même très longue et il faut pouvoir utiliser les périodes de repos du mieux possible. Même si on avait un travail physique à faire, mentalement pouvoir s'aérer, rentrer chez soi, se vider la tête et penser à autre chose, ça fait du bien. Ensuite on revient avec le maximum d'enthousiasme et d'énergie. Ce sont des périodes importantes à vivre et à gérer aussi.

Les conseils sur Ben White et la préparation finale

Concernant les conseils de Baptiste Serin sur Ben White, son coéquipier au RC Toulon, le capitaine a noté : Je le vois jouer tous les week-ends aussi avec Toulon. Mais c'est vrai que Baptiste le connaît par cœur. Et à chaque fois qu'il joue avec cette équipe d'Écosse, il est toujours très performant et très régulier, à l'image de leur ligne de trois-quarts. Ce ne sont plus des inconnus au niveau international : ce sont des joueurs très expérimentés que l'on connaît bien.

En conclusion, le capitaine a réaffirmé la détermination de l'équipe à se concentrer sur la victoire immédiate, tout en gardant à l'esprit les défis spécifiques de ce match crucial au Six Nations.