Boulazac Basket Dordogne : Les Espoirs en apprentissage auprès des pros
Boulazac : Les Espoirs apprennent auprès des pros

L'intégration progressive des jeunes talents du Boulazac Basket Dordogne

Le capitaine des Espoirs du Boulazac Basket Dordogne (BBD) consacre une part significative de son temps au sein du groupe professionnel périgourdin. Cette immersion lui permet d'accélérer considérablement son apprentissage du haut niveau. Dimanche 29 mars, face à Strasbourg au Palio, il sera une nouvelle fois présent sur le banc des remplaçants.

Une stratégie réfléchie de la part de l'entraîneur

Alexandre Ménard, l'entraîneur principal, exprime clairement sa philosophie : « Si je pouvais faire jouer les jeunes plus souvent, ça m’intéresserait. » Cependant, il les utilise avec une grande parcimonie. Cette approche prudente s'explique d'abord par le fait que l'effectif professionnel du Boulazac Basket Dordogne est actuellement au complet. Mais surtout, Ménard insiste sur la nécessité de ne pas placer ces jeunes joueurs dans une situation trop difficile, ni dans un confort excessif.

L'objectif est de trouver le moment parfait pour les incorporer aux rotations de l'équipe première en Betclic Élite, la première division française. Cette intégration doit être progressive et bien calibrée.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les premiers pas en Betclic Élite : Bastien Courant et Quentin Bonneau

Bastien Courant a déjà bénéficié de cette opportunité. L'intérieur a disputé près de deux minutes lors des matches face à l'Asvel et au Mans, et environ cinq minutes à Villeurbanne. De son côté, Quentin Bonneau, son compère et capitaine des Espoirs, n'a pour l'instant joué que lors de la rencontre face au Portel. Mais cette unique apparition, le 14 février, lui a permis d'inscrire ses premiers points en Betclic Élite, un moment gravé dans sa mémoire.

« C’était une super expérience pour moi », confie le jeune ailier. « Je rentre une première fois dans le deuxième quart-temps. J’étais un petit peu surpris parce que je ne m’attendais pas à entrer aussi tôt. Quand Alexandre se tourne vers moi et me dit 'Quentin sur le terrain', j’ai un petit pic d’adrénaline, mais pas de stress. »

Un moment inoubliable pour Quentin Bonneau

Malgré un premier contact qu'il qualifie lui-même d'« un peu bof », le coach ne s'est pas découragé. Une fois l'écart creusé face aux Portelois, il a de nouveau fait entrer l'Espoir sur le parquet. C'est à ce moment précis que Bonneau a vécu un instant magique.

« J’ai pu m’illustrer avec un tir à trois points, c’était un super moment. Je me vois tout seul dans mon quart de terrain. Personne à droite, personne à gauche, le défenseur est un peu loin. Quand la balle m’arrive dans les mains, je sais que je vais tirer. Et je tire sans aucune pression, mes épaules sont légères, mes bras sont légers. Le public m’a accueilli à bras ouverts donc ça fait forcément chaud au cœur. Et ouais, je m’en souviendrai toute ma vie. »

Le témoignage de Bastien Courant sur son adaptation

Bastien Courant partage également son parcours et ses sensations. « En début d’année, il n’était pas prévu que je reste puis j’ai finalement satisfait les coaches, je suis intégré aux entraînements des pros. J’ai pu jouer mes premières minutes, ça fait plaisir. Quand on entre la première fois, ça donne un peu des frissons et puis on se concentre sur le match. »

Il souligne la différence de niveau : « Tactiquement, tout est poussé plus loin qu’en Espoirs, physiquement c’est complètement différent. Déjà dans les entraînements, face à Ousman [Krubally] qui a presque le double de mon âge, c’est un bon apprentissage. Je dois être plus solide au contact. »

Courant retrace son parcours depuis un petit club du Maine-et-Loire, en passant par les sélections départementales, puis le repérage par Cholet où il a évolué des U13 aux U17, jusqu'à son arrivée à Boulazac en U18 France. Des blessures en Espoirs Pro B lui ont offert la chance de cumuler de nombreuses expériences.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Un quotidien entre bonus et apprentissage continu

Pour Quentin Bonneau, ces premiers points marqués n'ont pas radicalement changé son quotidien. « Je suis beaucoup avec l’équipe Espoirs, un petit peu moins avec l’équipe professionnelle, j’ai un peu moins de possibilités pour m’entraîner. Du coup, je reste vraiment sur l’état d’esprit de me dire que c’est du bonus. »

Présent régulièrement sur le bord du terrain avec des coéquipiers comme Bastien Courant ou Hugo Lasalvary, l'Espoir complète l'effectif et apprend en observant. « On apprend beaucoup en faisant, en regardant et c’est instructif de pouvoir voir s’entraîner des joueurs qui ont de l’expérience, qui ont du talent. » Au fil de la saison, avec les blessures et les opportunités, cette présence est devenue quasi quotidienne.

L'équilibre entre le basket et les études

Le planning de ces jeunes joueurs est particulièrement chargé. Il faut concilier les entraînements avec les Espoirs, les sessions avec les professionnels, et les études à distance, comme le BTS management commercial opérationnel que suit Bonneau.

« Ça fait des belles journées à la salle, d’autant plus qu’on arrive un petit peu avant l’entraînement, on part un petit peu après parce qu’il y a toujours à travailler sur nous, sur les autres. Mais les études, quand je rentre, j’ai besoin de décompresser. De faire autre chose que du basket. »

Malgré cet emploi du temps exigeant, Quentin Bonneau nourrit une ambition claire : vivre de son sport. Il effectue actuellement sa dernière année chez les Espoirs, se préparant ainsi au grand saut vers une carrière professionnelle à plein temps.