Un choc capital pour les ambitions agenaises
Face à des Vannetais lancés dans une chasse aux records impressionnante, les Agenais doivent absolument entretenir l'espoir d'accrocher le top 6 ce vendredi soir (19 heures). La défaite n'est pas une option si le SUA veut éviter de gâcher la fête promise au stade Armandie, où plus de 9 000 spectateurs sont attendus pour ce rendez-vous majeur de la saison.
« C'est le rendez-vous de l'année ! »
Le troisième ligne Enzo Serieyssol ne cache pas son impatience. « On a tous envie de se mesurer à ce qui se fait de mieux en Pro D2 », confirme-t-il, une opinion partagée par l'ensemble du groupe agenais. Ce sera effectivement le cas avec la venue du RC Vannes, leader incontesté du championnat et invaincu depuis le début de l'année 2026.
L'enjeu est d'une simplicité cruelle pour les hommes de Mauricio Reggiardo. Une victoire leur permettrait de raviver la flamme dans la course au top 6, tandis qu'un troisième revers à domicile cette saison signerait probablement l'arrêt de mort de leurs dernières illusions. C'est donc un véritable match à quitte ou double qui se prépare dans l'Agenais.
Une semaine cruciale après la défaite à Béziers
Une semaine après la douche froide subie à Béziers (32-13), le SUA n'a plus le droit à la moindre erreur. « On sait que c'est un match capital », reconnaît le centre Clément Garrigues, « mais c'est un super match à jouer avec un stade plein ». Et Enzo Serieyssol le promet solennellement : « On n'a pas envie de décevoir le public ».
Vannes, une équipe en état de grâce
Pour ne pas gâcher la fête, les Agenais devront relever un défi de taille. Le RC Vannes n'a connu la défaite qu'à trois reprises sur l'ensemble de la saison et surfe actuellement sur une série impressionnante de neuf victoires consécutives en 2026.
Dans leur quête de records, les Morbihannais visent désormais une dixième victoire de suite, ce qui leur permettrait d'inscrire un premier succès dans leur histoire au stade Armandie. Un tel résultat les rapprocherait un peu plus du record du nombre de victoires dans une saison (25) et du record de points (117), actuellement codétenus par Montauban (2006) et Lyon (2016).
« On reçoit une équipe en feu »
« On reçoit une équipe en feu », résume sobrement l'entraîneur des avants Dave Ryan, qui affirme ne pas être distrait par les rumeurs de prolongation de contrat jusqu'en 2029 pour l'ensemble du staff. « Je ne suis concentré que sur ce match contre Vannes. On sait ce qui nous attend. On est prêt à relever le défi », insiste-t-il.
L'objectif principal pour les Agenais est clair : retrouver leurs standards et le niveau de jeu affiché lors du bloc de matches précédent. Clément Garrigues en est intimement persuadé : « Si on joue à notre meilleur niveau, on peut rivaliser ».
Des changements significatifs dans l'effectif agenais
Le staff agenais a tiré les leçons de la défaite à Béziers, où le manque d'apport du banc avait été pointé du doigt. En conséquence, six joueurs sur huit sont écartés du groupe des 23 pour la réception de Vannes : Deligny, Fineanganofo, Idjellidaine, Pourteau, Tomkinson et Macharasvili. Trois titulaires (Marchois, Ramoka et Tolot) sont également absents.
Si Fineanganofo et Ramoka sont écartés pour cause de blessure, il ne s'agit pas d'une simple rotation pour les autres joueurs concernés. Au total, c'est un tiers du quinze de départ qui est modifié, avec notamment le retour de suspension du talonneur Socino, mais aussi ceux de Demotte en deuxième ligne, Serieyssol en troisième ligne, Garrigues au centre et Etcheverry à l'aile.
En optant pour un banc composé de six avants (où figurent toujours Mstoiani et Olmstead) et seulement deux trois-quarts (Dayral et Maunder), le staff agenais anticipe clairement un combat frontal et physique ce vendredi soir. La bataille des avants s'annonce particulièrement intense et déterminante pour l'issue de cette rencontre capitale.



