Nice 2030 en suspens : l'opposition de Ciotti aux aménagements olympiques crée l'incertitude
La ville de Nice pourrait finalement ne pas accueillir les épreuves de glace des Jeux Olympiques d'hiver 2030, suite à l'élection d'Éric Ciotti à la mairie. Le nouveau maire, élu le 22 mars dernier, s'est déclaré fermement opposé à certains aménagements prévus dans le projet initial, qualifiant les dépenses de « folie financière ». Cette prise de position jette un doute sérieux sur la tenue des compétitions de hockey, patinage artistique, short-track et curling, ainsi que sur la cérémonie de clôture, initialement programmées dans la cité azuréenne.
Un projet contesté pour son coût exorbitant
Selon les plans actuels, Nice devait héberger le pôle de glace, avec des installations temporaires et permanentes. Le projet prévoyait notamment de recouvrir l'Allianz Riviera, stade de l'OGC Nice, d'un toit temporaire pour y aménager deux patinoires de hockey, au coût estimé à 69 millions d'euros, sans compter les indemnités pour le concessionnaire. De plus, la construction d'une nouvelle patinoire pérenne pour le patinage artistique était chiffrée à 128 millions d'euros, portant le total à 186 millions avec aléas. Un rapport de l'Inspection générale des finances soulignait que environ 60 % des recettes totales dépendaient des événements niçois, accentuant les risques financiers.
Les positions d'Éric Ciotti et les alternatives envisagées
Éric Ciotti, bien que favorable aux JO, refuse catégoriquement l'aménagement de l'Allianz Riviera, arguant que le club de football « ne peut pas aller jouer à l'extérieur pendant six mois ». Il propose plutôt d'utiliser d'autres sites comme le stade Charles-Hermann ou le marché d'intérêt national, et s'oppose à la nouvelle patinoire près du stade, préférant réaménager le palais des expositions, déjà utilisé pour des championnats mondiaux. Il suggère aussi de rénover la patinoire Jean-Bouin et d'établir le village olympique dans une caserne de police désaffectée.
Les conséquences et les pistes de relocalisation
Face à cette impasse, Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, espère une solution d'ici fin avril, mais les alternatives sont limitées. Des médias évoquent la possibilité de déplacer tout ou partie du pôle glace vers Lyon, avec des sites comme la LDLC Arena ou le parc des expositions de Chassieu, offrant jusqu'à 16 000 places. Cette relocalisation serait un revers pour la région PACA, censée partager les épreuves avec l'Auvergne-Rhône-Alpes, et remettrait en cause l'équilibre géographique des JO 2030.



