JO Milan 2026 : Le ski de bosses, héritage de Grospiron et règne de Perrine Laffont
JO Milan 2026 : ski de bosses, Grospiron et Laffont

JO d'hiver Milan 2026 : plongée dans l'univers technique du ski de bosses

Alors que les Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026 battent leur plein, le ski de bosses fait son entrée en scène ce mardi 10 février. Cette discipline spectaculaire du ski acrobatique promet des descentes palpitantes sur des pistes spécialement aménagées.

Un sport acrobatique aux règles précises

Le ski de bosses consiste à effectuer une descente chronométrée sur une piste parsemée de 40 à 60 bosses alignées, avec deux tremplins intégrés. Les épreuves se disputent en individuel ou en parallèle, cette dernière formule mettant aux prises deux skieurs en duel direct.

Le système de notation est particulièrement exigeant : la technique représente 60% de la note finale, tandis que les sauts et la vitesse comptent chacun pour 20%. Pour établir la note technique, les juges éliminent la meilleure et la plus mauvaise évaluation avant de faire la moyenne des trois notes restantes.

Sur le plan technique, les athlètes doivent bouger le moins possible, faisant travailler principalement leurs genoux pour absorber les bosses. Concernant les sauts, l'accent est mis sur l'amplitude et l'esthétique des figures exécutées.

Des contraintes techniques strictes

Les skieurs disposent d'un large éventail de sauts possibles - Double full, Tip cross, Somersault - mais doivent respecter des règles précises :

  • Aucun saut ne peut être exécuté deux fois lors d'une même descente
  • Les concurrents doivent présenter deux sauts de types différents selon leur rotation
  • Exception : deux sauts du même type sont autorisés s'ils présentent une différence d'au moins 180° de rotation

La réglementation prévoit également que si un athlète tombe ou perd un équipement (bâton ou ski), il dispose de 10 secondes maximum pour reprendre sa descente. La disqualification est automatique en cas de contournement d'une porte ou de sortie de piste.

L'héritage indélébile d'Edgar Grospiron

Le ski de bosses français porte encore la marque d'Edgar Grospiron, premier champion olympique de la discipline à Albertville en 1992. Le 13 février de cette année-là, malgré des conditions météorologiques difficiles, le Haut-Savoyard alors âgé de 22 ans et double champion du monde en titre, décrochait l'or olympique.

Sa personnalité flamboyante et ses déclarations restent dans les mémoires. Après avoir dominé les qualifications, il avait lancé : « Je ne leur laisserai rien, même pas les guêtres ! ». Le jour de la finale, face à la neige qui tombait abondamment, il scanda aux journalistes : « C'est une belle journée pour être champion olympique ! ».

À l'arrivée, Grospiron dévoilait même son secret avec humour : « Une semaine vin blanc, une semaine vin rouge ». Trente-trois ans plus tard, son héritage continue d'inspirer les nouvelles générations de skieurs de bosses.

Perrine Laffont, la reine contemporaine des bosses

Aujourd'hui, c'est Perrine Laffont qui porte les couleurs françaises avec brio. Considérée comme la reine actuelle des bosses, la skieuse française s'inscrit dans la lignée des grands champions de la discipline. Sa technique impeccable et sa maîtrise des sauts les plus complexes en font une favorite pour les épreuves de Milan-Cortina 2026.

Le ski de bosses continue d'évoluer, mêlant tradition olympique et innovations techniques, avec toujours ce même objectif : descendre la piste le plus rapidement possible tout en exécutant des figures techniques parfaites sur des bosses exigeantes.