La France enrichit son tableau de chasse aux JO d'hiver de Milan-Cortina
Mercredi 11 février 2026 restera comme une journée particulièrement fructueuse pour la délégation française aux Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina. Grâce à des performances remarquables en biathlon et en ski acrobatique, l'équipe de France a ajouté trois nouvelles médailles à son palmarès, portant ainsi son total à six breloques depuis le début de la compétition.
Un doublé historique en biathlon féminin
L'événement majeur de cette journée a incontestablement été le doublé français sur l'individuel féminin de biathlon (15 km). Julia Simon a décroché l'or devant sa compatriote Lou Jeanmonnot, qui s'est contentée de l'argent. Cette performance inédite dans l'histoire du biathlon français féminin aux Jeux Olympiques permet aux deux athlètes d'empocher leur deuxième médaille de ces JO, après leur participation au succès du relais mixte plus tôt dans la semaine.
Pour Julia Simon, ce titre olympique revêt une signification particulière dans un contexte extra-sportif difficile. La biathlète, qui avait été condamnée à trois mois de prison avec sursis pour vol et fraude à la carte bancaire avant d'être suspendue un mois en novembre dernier, a répondu avec fermeté aux questions sur ce sujet : "Qu'on me foute la paix !"
Le bronze émouvant de Perrine Laffont
En ski acrobatique, Perrine Laffont a offert à la France une troisième médaille de la journée en décrochant le bronze en ski de bosses. Huit ans après son sacre à Pyeongchang et quatre ans après sa désillusion de Pékin où elle avait terminé quatrième, la sextuple championne du monde a réalisé un retour remarquable.
Sa performance est d'autant plus méritoire qu'elle revient de très loin après une blessure au genou cet hiver qui l'a tenue éloignée des compétitions pendant plusieurs semaines. "Je me suis dit que je ferai une belle quatrième place. Il faut toujours y croire jusqu'au bout", a confié l'athlète émue après sa course.
La Norvège conserve sa domination
Malgré ces excellents résultats, la France reste devancée au classement général des nations par la Norvège, qui maintient sa traditionnelle domination dans les sports d'hiver. Le tableau des médailles du mercredi 11 février (avant les épreuves de patinage artistique de la soirée) confirme cette hiérarchie bien établie.
Déceptions et polémiques en marge des compétitions
La journée n'a pas été exempte de déceptions pour les Bleus. En ski alpin, Nils Allègre a manqué de peu une médaille de bronze en super-G, terminant à seulement trois centièmes de seconde du podium. Le skieur français, visiblement inconsolable, a été réconforté par son compatriote Johan Clarey dans l'aire d'arrivée.
Parallèlement aux performances sportives, une polémique a éclaté concernant le porte-drapeau ukrainien Vladislav Heraskevych. Le spécialiste du skeleton souhaite porter un casque orné de photos d'athlètes tués lors de l'invasion russe en Ukraine, ce que le Comité International Olympique (CIO) considère comme une violation de l'article 50 de la Charte olympique interdisant toute forme de propagande politique.
Le CIO a proposé à l'athlète d'arborer un brassard noir à la place, mais Heraskevych a refusé cette alternative. À la veille du début des épreuves de skeleton prévues jeudi, l'Ukrainien arborait toujours son casque controversé lors des entraînements de mercredi matin.
Perspectives pour la suite des Jeux
Avec désormais six médailles (2 en or, 3 en argent et 1 en bronze), l'équipe de France olympique peut aborder la suite des compétitions avec confiance. Les espoirs français pourraient encore s'enrichir dans la soirée grâce à Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry en patinage artistique.
Perrine Laffont disposera quant à elle d'une seconde chance dimanche avec l'épreuve des bosses parallèles, où elle pourra tenter d'ajouter une nouvelle médaille à son palmarès déjà bien fourni.