Nice et les JO-2030 : Ciotti maintient sa position ferme sur l'Allianz Riviera
Élu maire de Nice, Éric Ciotti a réaffirmé ce vendredi 27 mars 2026 son attachement à accueillir les épreuves de glace des Jeux olympiques d'hiver 2030 dans sa ville, tout en maintenant son opposition catégorique à l'utilisation du stade Allianz Riviera pour le hockey sur glace. Des réunions techniques doivent s'ouvrir cette semaine pour tenter de trouver un compromis avant la deadline de fin avril fixée par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
« Ma main est tendue » mais les désaccords persistent
« Ma main est tendue ». C'est par ces mots qu'Éric Ciotti a choisi de conclure sa première prise de parole sur les JO-2030 depuis son élection à la mairie de Nice. Le message se veut apaisé mais les désaccords, eux, restent bien réels et profonds. Plusieurs sites et infrastructures des JO-2030 à Nice font l'objet de désaccords majeurs entre le maire fraîchement élu et les organisateurs olympiques.
En marge de son premier conseil municipal, le nouveau maire a été clair et sans ambiguïté : « Je suis bien entendu extrêmement attaché à ce que les Jeux olympiques se tiennent à Nice et nous allons désormais travailler dans ce sens ». Nice doit théoriquement accueillir le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling, ainsi qu'un village olympique et un centre des médias. Mais Ciotti pose ses conditions fermes et précises.
L'Allianz Riviera, « point de blocage important »
Le principal point de désaccord reste l'Allianz Riviera, que le maire qualifie de « point de blocage important ». Le projet actuel prévoit de couvrir temporairement le stade de l'OGC Nice pour y accueillir les épreuves de hockey sur glace, et de construire à côté une patinoire ainsi que le village olympique. Une option qu'Éric Ciotti avait déjà rejetée pendant la campagne électorale, refusant de priver le club de football de son enceinte pendant plusieurs mois.
« Aucune position n'est intangible. Ma position, c'est que je souhaite les Jeux à Nice. Mais il y a des éléments qui me paraissent incohérents », a déclaré le maire. « Nous allons mettre toutes les questions qui peuvent faire débat sur la table, notamment celle de l'utilisation du stade Allianz qui nous paraît inopportune », a-t-il réaffirmé avec force ce vendredi.
Des propositions alternatives et un calendrier serré
Pour le patinage artistique, Ciotti propose d'aménager le Palais des expositions, en plein centre-ville de Nice. Il envisage également d'installer le village des athlètes dans une caserne de police à proximité, soit à près de quinze kilomètres du site retenu par les organisateurs olympiques. Un écart géographique significatif qui ne manquera pas de relancer les discussions techniques.
« À partir de cette semaine, nos services vont avoir des réunions techniques avec pour objectif que les Jeux se tiennent comme prévu à Nice, même s'il peut y avoir sur telle ou telle épreuve des modalités ou des lieux d'organisation différents », a indiqué le maire. La pression est réelle et le calendrier très serré : le président de la région PACA Renaud Muselier, qui dirige également la Solideo (l'établissement public chargé de la livraison des ouvrages olympiques), avait fixé mercredi une deadline à fin avril pour trouver une solution définitive.
« On doit trouver un chemin de dialogue », a reconnu Ciotti, tout en maintenant ses positions fondamentales. Le compte à rebours est désormais lancé pour ces Jeux olympiques d'hiver 2030 qui divisent les acteurs locaux et nationaux. Les prochaines semaines seront cruciales pour l'avenir de ce projet olympique en terre azuréenne.



