Teddy Riner annonce son retour en compétition pour viser les JO 2028
Considéré comme le plus grand judoka de tous les temps, Teddy Riner a confirmé qu'il reprendrait la compétition dans les prochaines semaines. L'objectif du champion français est clair : se préparer méthodiquement pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028, qui constitueront les sixièmes et ultimes olympiades de sa carrière légendaire.
La discipline quotidienne d'une légende vivante
Ambassadeur des compléments alimentaires Bion3, le sportif de haut niveau s'est confié sur l'importance cruciale de gérer les moments de relâchement hors compétition. "Il y a forcément des moments de relâchement", reconnaît Riner, "mais mon quotidien, c'est une bonne hygiène de vie, une alimentation équilibrée et des heures de sommeil bien cadrées."
Le judoka explique que le sport de haut niveau exige une gestion rigoureuse du corps, avec une attention particulière portée à la prévention après chaque entraînement. "On travaille les muscles profonds et on gère tous les bobos du quotidien pour pouvoir continuer à s'entraîner à un très bon niveau", précise-t-il.
La gestion du poids : un défi permanent
Le judo impose une gestion particulière de l'alimentation, notamment concernant les catégories de poids. "Des études ont montré que le judo était l'un des sports les plus traumatisants", souligne Riner. "On doit donc gérer notre corps, notre quotidien, notre alimentation, et plus globalement notre hygiène de vie."
Cette gestion passe également par la prise de compléments alimentaires pour répondre aux sollicitations extrêmes que subit l'organisme. Le champion insiste sur l'importance d'une routine quotidienne soutenue par une équipe médicale dédiée.
Concernant les ajustements de poids parfois spectaculaires (pouvant atteindre plus de 20 kg), Riner adopte une approche mesurée : "Ça peut paraître effrayant, mais tout est maîtrisé. A notre niveau, on n'est pas censé devoir perdre 5 kg en deux jours. Ceux qui font ça ne pensent pas aux répercussions."
L'équilibre entre discipline et plaisirs
Le champion reconnaît l'importance des phases de relâchement : "Heureusement qu'il y a ces phases. Sans ça, il serait impossible de garder le cap à un certain niveau. On n'est ni des surhommes, ni des machines."
Pendant ces périodes, Riner maintient une activité physique diversifiée (tennis, padel, basket) et s'autorise quelques écarts alimentaires. "Normalement je n'ai pas le droit à la junk food, mais je peux me le permettre quelques jours pendant ces périodes de relâchement", confie-t-il.
Au sein de sa famille, c'est même parfois le champion qui mange "moins bien" que ses enfants, sa femme étant "très à cheval sur la diététique".
Petits-déjeuners de champion versus moments gourmands
Le contraste est saisissant entre ses repas de compétition et ses moments de détente :
- Petit-déjeuner champion : trois œufs avec tomate, poivrons, blanc de dinde ou poulet, avocat, un peu de fromage, et un jus de fruit "si je l'ai mérité".
- Petit-déjeuner relâche : pancakes, muffins, lait chocolaté avec cornflakes, jus d'orange ou pamplemousse mixé, fromage blanc.
Et le champion ajoute avec gourmandise : "Et des crêpes au goûter, parce que c'est très important le goûter." Les crêpes constituent d'ailleurs son plaisir incontournable, au point qu'il envisage même "qu'on me voie à la tête d'une franchise internationale dans quelques années".
Les secrets d'une carrière exceptionnelle
Interrogé sur le secret pour devenir le plus grand judoka de tous les temps, Riner insiste sur l'équilibre fondamental : "Il faut être bon au judo, être bon physiquement et mentalement... à un très bon niveau. Il ne faut pas qu'il y ait un déséquilibre entre ces trois critères."
Le champion estime que beaucoup sous-estiment la puissance du mental et de la préparation psychologique dans la réussite sportive.
La préparation des JO 2028 et l'après-carrière
La préparation pour Los Angeles débutera dès cette année : "On commence tranquillement à 'réenclencher'. Les Jeux olympiques, ça se prépare, et il ne faut arriver ni trop tôt, ni trop tard." Les premières compétitions sont prévues en mars ou avril pour "aller chercher les premiers points, commencer à se jauger et bien se préparer".
Concernant l'après-carrière qu'il envisage après 2028, Riner l'aborde avec lucidité : "C'est 'la petite mort', comme on dit. L'après-carrière n'est facile pour personne." Après avoir pratiqué le judo depuis l'âge de 14 ans, cette transition s'annonce difficile, mais le champion affirme : "Quand on a vraiment tout vécu au maximum, on sait qu'à un moment on doit tourner la page."
Et d'ajouter avec humour : "Moi, j'ai été très gourmand. Il me reste deux ou trois belles années, puis on fermera la page du sport de haut niveau. Quoique le baseball... Non j'arrête."



