L'Usam Nîmes renaît : les clés du sursaut en 2026 après un début de saison difficile
Usam Nîmes : les raisons du renouveau en 2026

L'Usam Nîmes renaît : les clés du sursaut en début d'année 2026

Après une première partie de saison 2025-2026 laborieuse qui l'avait relégué à la 11e place du championnat, l'Usam Nîmes affiche un visage radicalement différent depuis le début de l'année 2026. Deux victoires significatives – en Coupe de France à Chambéry (24-23) et en Starligue contre Cesson (31-28) – témoignent d'un véritable renouveau. Mais quels sont les éléments qui ont permis cette métamorphose ?

Le temps nécessaire à la construction collective

Le premier facteur avancé par l'entraîneur David Degouy est simple : le temps. « L'effectif a été renouvelé à 50 % il y a deux ans, et encore de 50 % l'été dernier », rappelle-t-il. « Il a fallu le temps que les joueurs se comprennent, que nous nous comprenions, qu'ils jouent bien ensemble même s'ils avaient envie de le faire. Car entre “j'ai envie” et “je le fais, j'y arrive”, il y a un monde. Aujourd'hui, ils ont compris le prix à payer. »

Une prise de conscience décisive

Cette maturation s'est accompagnée d'une prise de conscience collective. Degouy souligne : « Avant et pendant Chambéry, il y a eu une prise de conscience du potentiel de ce groupe, et l'envie de le faire en équipe. » À l'automne, l'entraîneur avait évoqué des « égos » parfois mal placés, notamment lors d'une série de cinq défaites. Désormais, ces individualismes ont laissé place à une contribution collective où chacun apporte son écot.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Cette dynamique a été renforcée par une intervention du président David Tebib début février. Lors d'une rencontre improvisée, il a placé l'ensemble du staff et des joueurs face à leurs responsabilités, insufflant une nouvelle rigueur.

La stabilité apportée par les gardiens professionnels

Un autre élément technique a joué un rôle crucial : la présence de deux gardiens professionnels. « Même si on a été très content d'accueillir les deux jeunes, Marius Del Blanco et Clément Grosjean, quand tu as deux gardiens pros, tu n'as pas la même sérénité, et l'équipe adverse ne te voit pas pareil », explique Degouy. Harun Hodzic, considéré comme un « joker médical », a réalisé 9 arrêts en une demi-heure lors de la qualification à Chambéry, tandis que Pardin a enchaîné 12 parades face à Cesson.

Le challenge du tir hors cadre : une innovation payante

Sur le plan offensif, l'Usam a également opéré une mue spectaculaire. En grande difficulté dans le duel tireur-gardien fin 2025, l'équipe affichait un taux de réussite de seulement 61 % au shoot. En 2026, ce pourcentage est monté à 71 % en Coupe de France et 72 % pour le premier match de Starligue.

Cette progression est en partie due à une initiative originale : le « challenge du tir hors cadre », mis en place par les coaches sur une idée de l'adjoint Yann Balmossière. Remis en jeu chaque semaine par le joueur le moins adroit, ce défi interne a créé une émulation positive, tant à l'entraînement qu'en compétition.

Des solutions émergentes à l'aile droite

Enfin, la configuration de l'équipe s'est stabilisée sur le flanc droit. Après le départ d'Abdelhak et plusieurs blessures, la situation était « compliquée » en décembre, selon Degouy. En février, la recrue Onodi-Janoskuti a retrouvé un meilleur niveau, et la révélation Tuxagues (18 ans) à l'aile droite a apporté un souffle nouveau.

Tous ces progrès seront mis à l'épreuve ce samedi 21 février à 20 heures contre Saint-Raphaël, qui vient d'accrocher Nantes (32-33). En jeu : la 8e place du championnat, avec l'ambition d'aller encore plus loin.

Le groupe convoqué pour cette rencontre : Pardin, Hodzic (g.), Anquetil, Vincent, Peyre, Tuxagues, Kaczor, Kamtchop-Baril, Acquevillo (cap.), Faustin, Gibelin, Zuzo, Onodi-Janoskuti, Gibernon, Lafosse et Derisbourg qui fait son retour. Absent : Wedberg (choix).

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale