Un changement de présidence inattendu au GLHB
Le Grand Libournais Handball (GLHB) connaît un changement de direction plus précoce que prévu. Alors qu'il avait initialement annoncé son départ pour le mois de juin, Philippe Botella a choisi de céder sa place dès le 16 mars dernier, lors d'un conseil d'administration qui a pris tout le monde de court. Cette décision immédiate contraste avec ses assurances données en janvier au club et à la mairie de Libourne.
Les raisons personnelles d'un départ sans regret
Philippe Botella explique ce départ soudain par des motifs très personnels. « Avec mon épouse Michelle qui s'occupait des partenariats, nous préférons arrêter net car nous savons que la suite s'écrira sans nous », déclare-t-il. L'ancien président reconnaît avoir senti, et s'être fait comprendre en interne, qu'il était « à bout de souffle pour porter le club ». Une décision prise, selon lui, pour ne pas nuire à l'institution qu'il a dirigée pendant sept ans.
Son bilan reste cependant très positif. À son arrivée, le club évoluait en Nationale 3 et était en redressement judiciaire. Sous sa présidence, le GLHB a connu deux montées, voit son équipe réserve au plus haut niveau régional et ses jeunes moins de 18 ans évoluer en championnat de France. Botella a également mis en place le Hand ensemble avec une douzaine d'IME, sous la direction de Corinne Camus.
Thomas Laydis prend les rênes avec ambition
Le nouveau président, Thomas Laydis, âgé de 41 ans, était initialement candidat pour l'assemblée générale de juin. Ancien gardien de football au Libourne Saint-Seurin en U17 nationaux, il partage aujourd'hui sa vie entre Paris, où il est directeur des contenus réseaux sociaux à la RATP, et la propriété viticole Roc de Calon à Montagne.
Arrivé au club il y a quelques mois avec son fils aîné qui souhaitait jouer au handball, Laydis a d'abord accompagné l'équipe U13 avant d'intégrer le bureau. « Je vais m'appuyer sur les forces vives du club, notamment un pool resserré de huit personnes qui sont là ou vont arriver dans le bureau », annonce-t-il.
Ses priorités sont claires :
- Pérenniser le club à son niveau actuel en Nationale 1 avant d'envisager l'échelon supérieur (N1 fédérale)
- Travailler l'image du club comme phare de la rive droite de Bordeaux
- Mieux utiliser l'écran géant et revoir l'espace VIP
Triathlète passionné, Thomas Laydis entend faire rayonner le GLHB et poursuivre l'œuvre de ses prédécesseurs Dominique Zajkowski et Philippe Botella, qui ont remis le club sur les rails du haut niveau fédéral.



