Une semaine intense et contrastée pour l'Usam Nîmes
La semaine écoulée aura été riche en émotions pour l'Usam Nîmes Gard, mêlant performances sportives de haut niveau, controverses arbitrales vibrantes et triste nouvelle concernant l'histoire du club. Vendredi 27 mars 2026, au Parnasse, les Gardois ont livré un combat acharné face au Paris Saint-Germain Handball, leader invaincu de la Starligue, dans un match qui restera longtemps dans les mémoires.
Un match à suspense et une polémique qui enflamme le Parnasse
Le scénario du match fut haletant. Après un début de rencontre difficile où les Nîmois accumulaient les pertes de balle, le gardien Pardin les maintenait à flot. Le PSG semblait prendre le large en seconde période, menant 27-32 à la 51e minute. C'est alors que Jean-Loup Faustin, le meneur de jeu usamiste, entra dans une transe offensive absolue, marquant 8 buts en moins d'un quart d'heure, dont trois penalties, pour ramener son équipe à hauteur du géant parisien.
Dans le money-time, l'Usam égalisait même à 32-32 grâce à une action de Peyre dans le but vide, après un changement de défense réussi orchestré par l'entraîneur David Degouy. Le Parnasse, électrisé, croyait à l'exploit. Mais le 32-32 n'a jamais été validé. L'un des arbitres, Mathias ou Mathieu Pajot, laissa jouer, tandis que son collègue siffla une faute gardoise. Cette décision, parmi d'autres contestées en fin de match, provoqua l'ire du public et des joueurs.
Le corps arbitral fut hué à la sortie, comparé à un mauvais toro mort quittant les arènes. L'Égyptien Omar, homme du match côté PSG, scella finalement la victoire parisienne d'un but (33-34), laissant les Verts littéralement verts de rage et rouges de colère, à l'image de leurs supporters.
Les réactions à chaud soulignent la frustration
David Degouy, l'entraîneur nîmois, n'a pas caché son amertume : "Les arbitres nous ont autorisés à jouer le match pendant 50 minutes. Ensuite, il y a trois décisions que je ne comprends pas…" Jean-Loup Faustin, auteur d'une seconde mi-temps qu'il qualifie de "meilleure de ma carrière", a salué l'effort collectif tout en pointant l'inconstance de l'équipe.
Malgré la défaite, les statistiques individuelles brillent : Faustin termine à 10/11 au tir, Vincent à 7/11, et le gardien Pardin réalise 9 arrêts. Face à eux, le PSG a dû compter sur Syprzak (7/8) et Prandi (5/11), tandis que Steins a maîtrisé l'art du flopping pour gêner la défense nîmoise.
Carnet noir : hommage à Jacques Ester, pionnier du club
Cette semaine sportivement intense a été assombrie par une nouvelle triste. Le club a appris le décès de Jacques Ester, survenu le 22 mars des suites d'une maladie. Figure historique, ce professeur d'éducation physique, major de sa promotion, fut l'entraîneur de l'équipe première lors de la première accession du club à l'élite française en 1971.
Jacques Ester a ensuite consacré sa vie au développement des jeunes joueurs, étant à l'origine du premier centre de formation de l'Usam. Originaire des Plantiers dans les Cévennes, il a également œuvré professionnellement comme chargé de mission au Bénin pour le Ministère de l'agriculture. Ses obsèques ont eu lieu vendredi 27 mars à Caveirac, dans le Gard. Le club et le journal Midi Libre présentent leurs sincères condoléances à sa famille et ses proches.
Cette rencontre, bien que perdue, montre que l'Usam Nîmes peut rivaliser avec les meilleurs. La dernière victoire des Verts contre le champion de France au Parnasse remonte à novembre 2017. Malgré la déception du résultat, les Gardois n'ont vraiment pas à rougir de leur prestation, qui laisse présager un dernier tiers de saison prometteur, à commencer par le déplacement à Dijon.



