La chute brutale du Bergerac Handball Périgord Pourpre après une montée prometteuse
Le Bergerac Handball Périgord Pourpre, qui avait connu une ascension remarquable avec la montée de son équipe féminine fanion en Deuxième division en 2024, a été placé en liquidation judiciaire au tout début de cette année. Cette disparition soudaine a marqué la fin d'un club emblématique de la région, laissant derrière lui 260 licenciés, dont de nombreux enfants. L'ancien président, David Balsera, a accepté de revenir en détail sur les circonstances de cette faillite et sur les perspectives de renaissance.
Une série de revers financiers et sportifs
L'effondrement du club a été rapide et implacable. Dès le match contre Mérignac du 6 décembre, le Bergerac Handball a été déclaré forfait, suivi d'un second forfait contre Mios le 31 janvier. Le coach s'est mis en arrêt de travail deux jours après le dernier match disputé le 17 janvier, et les joueuses ont suivi le mouvement, précipitant le club dans une spirale infernale. À partir de là, on était en forfait général, ce qui signifiait la fin du championnat, donc plus de rentrées d'argent grâce à la billetterie, la buvette, aux partenaires, etc., explique David Balsera.
Le club a déposé un dossier de redressement auprès du tribunal de Bergerac, mais face à l'impossibilité d'honorer le budget prévisionnel, la décision de liquidation s'est imposée. L'endettement, initialement estimé à 120 000 euros, a grimpé à environ 140 000 euros, plongeant le club dans une situation financière désastreuse sans aucune trésorerie disponible.
Les causes profondes de la faillite
David Balsera, arrivé aux commandes cet été, souligne que les problèmes ne datent pas d'hier. Le trou ne s'est pas fait en six mois. Il faudra analyser les erreurs sur les quatre ou cinq dernières années, affirme-t-il. La première partie de saison avait pourtant été marquée par un travail important sur les partenariats, avec des objectifs remplis. Mais en décembre, le club a essuyé trois échecs majeurs :
- L'annulation d'un tournoi.
- L'annulation du repas de fin d'année.
- La vente décevante du calendrier, avec seulement 8 500 euros récoltés contre un budget prévu de 20 000 à 24 000 euros.
Ces ratés ont représenté un manque à gagner de près de 40 000 euros, aggravé par une conjoncture économique difficile et des dettes sociales non anticipées. Financièrement, on aurait dû faire mieux que l'an dernier et on n'a pas réussi, reconnaît l'ancien président, sans incriminer personne mais en pointant du doigt des lacunes de gestion.
Une renaissance déjà en marche
Malgré cette liquidation, l'espoir renaît. David Balsera annonce que l'association actuelle va être dissoute, mais qu'une nouvelle structure est sur le point de voir le jour. Il y a déjà une équipe prête à reprendre, mais ce n'est pas à moi de l'annoncer. Ils communiqueront en temps voulu, précise-t-il. Le combat immédiat consiste à récupérer le numéro d'affiliation sportif du club, essentiel pour permettre aux 260 licenciés, notamment les jeunes, de continuer à pratiquer le handball.
Le handball a une vraie place à Bergerac, insiste David Balsera, rappelant l'importance de ce sport dans la vie locale. Cette renaissance, si elle se concrétise, pourrait redonner vie à un club qui a marqué l'histoire sportive de la région, tout en tirant les leçons des erreurs passées pour construire un avenir plus solide et durable.



