Var : trois joueurs amateurs suspendus 18 ans pour violences sur un arbitre de football
Var : 18 ans de suspension pour violences sur arbitre

Une sanction historique dans le football varois

La commission de discipline du District du Var a prononcé la plus lourde sanction de son histoire en suspendant trois joueurs amateurs pour dix-huit ans chacun. Ces sportifs de l'Étoile sportive campsoise sont accusés d'avoir frappé un arbitre à l'issue d'un match de Division 4, le niveau le plus bas chez les seniors dans le département.

Un match qui dégénère en violences

Le 22 février 2026, l'Amicale carçoise recevait l'Étoile sportive campsoise pour un derby de la Provence verte sans enjeu sportif majeur. Après le coup de sifflet final, alors que les visiteurs venaient de s'imposer, des tensions sont apparues entre un défenseur de Camps-la-Source et un dirigeant de Carcès.

L'arbitre Veselin Minchev s'est approché avec l'intention de séparer les protagonistes, mais a involontairement porté un coup à un joueur campsois. Cet incident a déclenché une réaction en chaîne : plusieurs coéquipiers se sont joints à la mêlée et l'arbitre a reçu des coups de pied et de poing avant d'être mis au sol.

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L'officiel a subi trois jours d'incapacité totale de travail mais assure aller mieux aujourd'hui. La scène, filmée par des spectateurs, est rapidement arrivée sur le bureau de la commission de discipline.

La défense des joueurs et la réponse de la commission

Les trois joueurs identifiés - Loris N., Mathieu G. et Lilian F. - ont été convoqués pour « acte de brutalité envers un officiel ». Leur défense principale reposait sur le fait qu'ils n'avaient pas eu le temps de reconnaître l'arbitre au milieu de la confusion.

La commission n'a pas été convaincue par ces arguments et a appliqué le maximum prévu par le règlement, soit dix-huit ans de suspension par joueur, conformément à l'article 13.3 du barème disciplinaire de la Fédération Française de Football. Cette décision illustre la politique de « tolérance zéro » prônée par le District du Var en matière de violences.

Le club abattu par la sévérité des sanctions

Djamel Arrar, président de l'Étoile sportive campsoise, exprime son abattement face à ces sanctions historiques. « Le club et les joueurs se sont excusés. On ne cautionne pas la violence et bien sûr qu'ils doivent être sanctionnés », reconnaît-il.

Mais il ajoute : « Ce sont des gamins de 18, 19 et 20 ans, ils ont fait une erreur. De là à prendre cinquante-quatre ans de suspension... La commission a eu la main lourde ! » Le dirigeant regrette que la version de l'arbitre ait primé sur celle de ses joueurs et que la commission n'ait pas différencié les degrés d'implication de chacun.

Il déplore également l'absence de mesures éducatives alternatives pour ces trois jeunes amateurs qui ne pourront plus jouer, entraîner ni arbitrer avant février 2044. Le club a décidé de faire appel de ces sanctions.

Un contexte difficile pour le football amateur

Cette affaire intervient dans un contexte où les instances footballistiques cherchent à endiguer la violence dans le sport amateur. L'Étoile sportive campsoise, club créé en 2024 seulement, prône pourtant des valeurs de respect et de convivialité et a connu une croissance rapide de ses effectifs.

Le dirigeant carçois impliqué dans l'altercation initiale a quant à lui écopé d'une suspension d'un an. Contacté, le club de Carcès n'a pas souhaité commenter l'affaire, préférant laisser la justice sportive suivre son cours.

Cette décision historique du District du Var envoie un message fort à tous les acteurs du football amateur varois et pourrait faire jurisprudence dans la lutte contre les violences sur les terrains.

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