Vancouver 2026 : les habitants peinent à s'enthousiasmer pour la Coupe du monde
Vancouver 2026 : les habitants peinent à s'enthousiasmer

Un engouement mesuré à Vancouver

À moins de deux mois du coup d'envoi de la Coupe du monde de football 2026, dont Vancouver est l'une des villes hôtes, l'enthousiasme des habitants semble loin d'être débordant. Dans les rues de la métropole canadienne, les drapeaux et les décorations aux couleurs de l'événement se font rares, et les conversations sur le tournoi restent timides. Pourtant, la ville s'apprête à accueillir plusieurs matchs, dont des rencontres de phase de groupes et un huitième de finale, au BC Place Stadium, d'une capacité de 54 500 places.

Des préoccupations économiques et sociales

Les résidents interrogés expriment un mélange d'indifférence et de scepticisme. Beaucoup s'interrogent sur les retombées réelles de l'événement pour la population locale. « On nous promet des bénéfices économiques, mais les loyers augmentent déjà et les petits commerces craignent d'être exclus du centre-ville », témoigne Sarah, une habitante du quartier de Gastown. Les associations de quartier dénoncent un manque de concertation et craignent que l'événement ne profite qu'aux grandes entreprises et aux promoteurs immobiliers.

Un héritage olympique contrasté

Le souvenir des Jeux olympiques d'hiver de 2010, également organisés à Vancouver, pèse dans les esprits. Si ces Jeux avaient été salués pour leur organisation, de nombreux habitants estiment que les promesses d'un héritage social et économique ne se sont pas concrétisées. « Les Jeux ont laissé des dettes et des infrastructures sous-utilisées, comme le village olympique qui a mis des années à être occupé », rappelle Marc, un enseignant à la retraite. Ce précédent nourrit le scepticisme actuel.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les défis logistiques et environnementaux

Les préparatifs de la Coupe du monde suscitent également des inquiétudes logistiques et environnementales. Les travaux d'aménagement du BC Place Stadium et des zones de fan fest perturbent la vie quotidienne, tandis que les prévisions d'afflux de touristes font craindre une saturation des transports et une hausse de la pollution. Des groupes écologistes appellent à un événement plus durable, mais leurs demandes peinent à être entendues.

Un espoir malgré tout

Malgré ce tableau, certains habitants se montrent plus optimistes. Des initiatives locales, comme des ateliers de sensibilisation au football et des programmes d'échanges culturels, tentent de créer un lien entre la population et l'événement. « La Coupe du monde peut être une chance de montrer notre diversité et de rassembler les communautés », estime Amina, bénévole dans une association sportive. Reste à savoir si cet espoir parviendra à dissiper les réticences d'ici le début du tournoi.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale