Tour de France : Alexandre Delettre plaide pour un départ à 10h
Tour de France : Delettre veut un départ à 10h

Alexandre Delettre, le Gardois de 29 ans de l'équipe TotalEnergies, a livré son analyse de la première semaine du Tour de France 2026. Pour lui, les conditions de course sont éprouvantes, notamment à cause de la chaleur, et il propose une solution : avancer le départ des étapes à 10 heures.

Une première semaine éprouvante

Interrogé par Midi Libre, Delettre explique que cette journée de repos tombe à pic. « Elle tombe à pic, comme toutes ces journées après une première semaine de grand tour qui est toujours la plus longue. Si on compare à l'an dernier, cette première semaine a été plus physique. On est parti sur des bases solides avec des difficultés d'entrée. »

Le coureur souligne la difficulté de former une échappée : « 90 % du peloton est motivé pour placer des hommes à l'avant donc il faut parfois une heure et demie de bagarre avant qu'une échappée se forme. »

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La chaleur, un facteur déterminant

Delettre évoque également les températures élevées : « Aujourd'hui (lundi), c'est une journée plus fraîche, il ne fait que 33-34 degrés (sourire). » Il insiste sur l'impact de la chaleur sur les organismes : « Courir sous 40 degrés pendant cinq heures, le corps en prend un coup, ça pèse sur les organismes et le sommeil. Les bains froids que l'on prend ne suffisent pas. »

Face à ce constat, il propose un départ plus matinal : « Je pense que partir à 10h, ça changerait les choses. Se lever tôt n'est pas un souci pour moi. » Il relativise cependant : « Un départ plus tôt n'empêche pas d'arriver sur la ligne sous de fortes chaleurs, mais au moins, le départ est plus frais. »

Une course cadenassée par UAE

Le rythme imposé par l'équipe UAE, leader du classement général, réduit les opportunités pour les autres coureurs. « Cadenasser, c'est le bon terme. Mais en même temps, UAE est l'équipe la plus forte avec le coureur le plus fort. Dès qu'il y a des opportunités pour eux de s'exprimer, c'est compréhensible de les voir jouer la victoire. Au nom de quoi ils offriraient des étapes ? À nous d'être opportuniste. »

Delettre rappelle que deux échappées sont tout de même allées au bout. « Quand je suis à l'avant lors de la 4e étape, c'est parce qu'UAE a laissé filer. »

Des objectifs clairs pour la suite

Malgré les difficultés, le Gardois reste motivé : « Toujours très motivé pour repartir à l'attaque. Le but était de bien récupérer aujourd'hui parce qu'on a une étape difficile dès demain (mardi). » Il se considère comme un acteur du Tour : « Je pense avoir le niveau pour être sur le Tour, pour être acteur et pas juste spectateur, même s'il n'y a pas cinquante opportunités pour moi. »

Il se voit dans un rôle de soutien : « En haute montagne, je peux être un point d'appui pour Jordan (Jegat), et au sprint pour Anthony (Turgis). »

Pas de délocalisation du Tour

Interrogé sur un éventuel déplacement du Tour à une autre période, Delettre est catégorique : « Je ne vois pas le Tour à un autre moment qu'en juillet. C'est trop ancré pour ça. » Il salue le travail du staff pour le ravitaillement et le rafraîchissement, mais estime que des améliorations sont possibles.

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