Coupe de France : Sixtine Macquet, la revanche d'une pivot landaise
Sixtine Macquet : la revanche d'une pivot landaise

La pivot landaise, parfaitement remise d’un Final Six d’Euroligue un brin trop court, se projette avec gourmandise sur la finale de la Coupe de France, ce samedi (15 h 30), face à Villeneuve-d’Ascq. Un trophée qu’elle n’a jamais pu toucher mais qu’elle compte bien embrasser cette fois.

Un quart de finale mouvementé

Elle a été bien malgré elle l’une des protagonistes principales du quart de finale perdu contre Saragosse lors du Final Six d’Euroligue. Celle qui s’est attiré les foudres de quelque 9 000 spectateurs furibonds lorsque la meneuse française de la formation aragonaise Carla Leite a été contrainte de quitter le parquet, victime d’un coup de coude bien involontaire dans le visage de la part de la pivot de Basket Landes, à la lutte au rebond. Sixtine Macquet ne s’est pas démontée, a inscrit son lancer franc dans une bronca de tous les diables. N’a plus trop joué ensuite, sûrement un peu emportée par les émotions. Mais analyse avec lucidité et sans une once d’animosité, bien au contraire, ce qui s’est passé.

« Quand je la vois au sol, je me dis : merde… J’avais de la peine pour elle, même si ce sont des choses qui arrivent sur un terrain de basket. Ce n’est jamais cool de se faire huer, c’est vrai, mais franchement, c’était complètement normal ! Ça aurait été pareil à Mitterrand si une de nous avait été blessée. Moi je me dis que c’était quand même une chance de jouer devant 10 000 personnes ! »

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Une défaite digérée

Cette défaite 53-69, la numéro 13 l’assure : elle l’a digérée. Et l’envisage désormais avec une certaine indulgence. « On a pris une petite claque, quand même, mais cela va nous aider à avancer. » Elle prolonge, de façon plus générale : « Tout est allé hyper vite ! C’est comme quand tu entres dans un parc d’attractions et que tu te rends compte que la journée est déjà finie. Je suis tellement heureuse d’avoir eu l’opportunité de vivre ça ! Le lendemain du match, ma mère m’a dit : “Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous avez fait.” Ça y est, je me rends compte. Mais on a aussi la chance que ce match contre Saragosse ne soit pas le dernier. »

Les leçons de la finale 2024

Alors, cette semaine, Sixtine et ses partenaires ont renfilé avec détermination les chasubles car de nouveaux défis les attendent, bien plus abordables. La Coupe de France, la native de Charnay n’a fait que l’effleurer une fois. C’était en 2024, déjà avec Basket Landes, mais Bourges n’avait jamais laissé planer le moindre doute sur ses intentions (76-63). La leçon, elle s’en souvient encore, et l’a bien retenue. « On avait pris une vague dans la tête. On avait vécu une saison compliquée, ça avait été dur d’arriver jusque-là et on était finalement passé à côté. Tu peux vite te perdre dans ce type d’événement. Villeneuve-d’Ascq ? Tout peut arriver avec cette équipe, alors ne comptons pas dessus. De toute façon, ce sera pour celles qui en voudront le plus, celles qui se battront le plus. Nous, on est restées sur notre faim à Saragosse, on s’est hyper bien entraînées. On est prêtes, je suis prête. Je me sens bien, j’ai hâte d’y être. » Et de pouvoir croquer franchement dans tous les ballons.

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