En Gironde, la pratique du rugby chez les filles connaît une croissance remarquable. Selon le président du comité départemental Pascal Cazeaux, près d’un jeune joueur sur dix est désormais une fille, soit environ 600 pratiquantes dans les écoles de rugby du département. Cette tendance, qui s’est accélérée depuis une dizaine d’années, est le fruit de plusieurs facteurs.
Les raisons d’un essor
La médiatisation du haut niveau féminin, des initiatives comme le programme « Rugby pour elles » et les succès des Lionnes, doubles championnes de France, ont largement contribué à cet attrait. « Des internationales viennent échanger avec nos jeunes, elles jouent forcément un rôle moteur », souligne Pascal Cazeaux. Le 31 mai prochain à Saint-André-de-Cubzac, 14 équipes exclusivement féminines s’affronteront pour sept titres du championnat de Gironde, illustrant cette dynamique.
Des efforts récompensés
Le dispositif « Rugby pour elles », lancé il y a plus de six ans, a été un levier important. De grands rassemblements sont organisés avec des partenaires privés comme Decathlon ou le CABBG. « Nous avons lancé il y a plus de six ans le dispositif Rugby pour elles, on organise depuis longtemps de grands rassemblements », rappelle le président.
Des freins persistants
Malgré ces progrès, des obstacles demeurent. La qualité des infrastructures et les vestiaires adaptés aux deux sexes sont encore insuffisants. Le manque d’espaces de jeux mutualisables avec d’autres sports au sein de la métropole bordelaise est également un défi.
Appel aux jeunes encadrantes
Pascal Cazeaux lance un appel aux jeunes femmes pour qu’elles s’investissent dans l’encadrement technique, où elles sont encore très minoritaires. « Les jeunes femmes doivent aussi s’investir dans l’accompagnement », insiste-t-il.



